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My Beautiful Boy

  • My Beautiful Boy
    Pour David Sheff, la vie de son fils, Nicolas, un jeune homme billant, sportif, à l’esprit vif et cultivé, était déjà toute tracée : à ses 18 ans, Nic était promis à une prestigieuse carrière universitaire.  Mais le monde de David s’effondre lorsqu’il réalise que Nic a commencé à toucher à la drogue en secret dès ses 12 ans. De consommateur occasionnel, Nic est devenu accro à l'héroïne et plus rien ne semble possible pour le sortir de sa dépendance. Réalisant que son fils et devenu avec le temps un parfait étranger, David décide de tout faire pour le sauver. Se confrontant à ses propres limites mais aussi celles de sa famille.

Critique de Mulder

  • Le cinéma ne doit pas être qu’un simple divertissement populaire mais surtout être un vecteur important de réveil des masses sur des thématiques importantes. En adaptant les livres Beautiful Boy: A Father's Journey Through His Son's Addiction de David Sheff et Tweak: Growing Up on Methamphetamines de Nic Sheff, les scénaristes Luke Davies et Felix Van Groeningen ont mis en lumière la vision d’un père et d’un fils broyé par son addiction pour les drogues de toutes sortes et l’alcool. Après les tout aussi réussis Alabama Monroe (2012) (César du meilleur film étranger en 2014) et Belgica (2016), My beautiful boy marque le retour d’un réalisateur belge engagé qui conçoit le cinéma comme un moyen d’expression important.

    Incarné par deux excellents comédiens Steve Carell (David Sheff), Timothée Chalamet (Nic Sheff), le film retrace à travers différents moments de leur vie la lutte d’un père pour aider son fils à sortir de son addiction pouvant causer sa mort. Désarçonné, David Sheff connaitra le même enfer que son fils en voulant l’aider à arrêter de se droguer, devant être toujours là pour le soutenir et se retrouvant incapable de l’aider réellement. Si le film tient autant en haleine tout le long c’est en parti par son excellent casting dans lequel on retrouve également Jack Dylan Grazer (Ca 1&2 (2017/2019), Shazam! (2019)), Maura Tierney (série Urgences), Timothy Hutton (La part des ténèbres (1993)).

    My beautiful boy bénéficie non seulement d’un excellent casting mais surtout d’un scénario parfaitement orchestré visant à tout prix le réalisme et évitant aussi de tomber dans une dramaturgie poussée. On ressent ainsi mieux les difficultés traversées par ce père à bout n’arrivant plus à gérer son fils mais aussi en lutte perpétuelle avec son ex-femme. Loin de ces films hollywoodiens trop lisses, ce film nous touche par sa sincérité et sa volonté d’être autant respectueux des deux romans adaptés mais aussi des personnes réelles ayant traversé cet enfer.

    Pour son premier film américain, le réalisateur Felix Van Groeningen a su garder intact son indépendance et surtout témoigne une fois de plus d’un véritable talent de direction donnant à ses comédiens des rôles consistants permettant ainsi au jeune comédien Timothée Chalamet d’être toujours aussi parfait à l’écran. Certes par la violence et le réalisme de certaines scènes ce film se doit d’être vu par un public averti et surtout servir d’exemple pour montrer l’horreur de l’addiction à la drogue.

    My Beautiful Boy (Beautiful Boy)
    Un film de Felix Van Groeningen
    Produit par Dede Gardner, Jeremy Kleiner, Brad Pitt
    Sur un scenario de Luke Davies, Felix Van Groeningen
    Basé sur Beautiful Boy: A Father's Journey Through His Son's Addiction de David Sheff et Tweak: Growing Up on Methamphetamines de Nic Sheff
    Avec Steve Carell, Timothée Chalamet, Maura Tierney, Amy Ryan
    Directeur de la photographie : Ruben Impens
    Montage : Nico Leunen
    Production : Plan B Entertainment, Big Indie Pictures
    Distribué par Amazon Studios (Etats-Unis), Metropolitan FilmExport (France)
    Date de sortie : 7 septembre 2018 (TIFF), 12 Octobre 12, 2018 (Etats-Unis), 6 février 2019 (France)
    Durée : 120 minutes

    Avec tous nos remerciements au Club 300 (AlloCiné)
    Vu le 18 janvier 2019 au Forum des Images, Salle 300, en VO

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