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L'ange

  • L'ange
    Buenos Aires, 1971. Carlitos est un adolescent de 17 ans au visage d’ange à qui personne ne résiste. Ce qu’il veut il l’obtient. Au lycée, sa route croise celle de Ramon. Ensemble ils forment un duo trouble au charme vénéneux. Ils s’engagent sur un chemin fait de vols, de mensonges où tuer devient bientôt une façon de s’exprimer...

Critique de Mulder

  • On peut aisément comprendre la volonté du scénariste et réalisateur Luis Ortega de bâtir un film sur l’histoire vraie de Carlos Robledo Puch (L’ange noir) dont le charme vénéneux et sa belle apparence cachait en vérité un véritable tueur prenant plaisir à tuer (onze morts à son actif). Condamné en 1980 à la peine à perpétuer, ce film souhaite mettre en avant qui il était véritablement et la confrontation entre sa vie et ses actions.

    Un tel sujet aurait pu être traité à travers le prisme des forces de l’ordre et montrer comment ils ont pu arriver à le coincer et mettre fin à ses agissements, pourtant le regard porté à travers le film est celui de cet homme immoral et manipulateur, prêt à tout pour gagner de l’argent et vivre sans aucune contrainte. L’angle du film ainsi choisi montre un véritable désaccord avec les spectateurs tant les actions de Carlos Robledo Puch ne sont pas défendables.

    Malgré une bonne première scène qui montre celui-ci pénétrer dans une maison qui n’est pas la sienne et se mettre à danser en se croyant chez lui, on aurait aimé que la suite du film soit au diapason et nous montre que les apparences sont souvent trompeuses et que malgré ses actions, il y avait certains facteurs expliquant sa manière de vivre. Que cela soit son rapport avec ses parents, avec son entourage, le film préfère suivre les tribulations de ce personnage plutôt que de proposer une véritable enquête. Il en découle un climat sordide et que nous ne pouvons en aucun cas cautionner.

    Produit par les frères Almodovar, le réalisateur et co-scénariste du film (avec Rodolfo Palacios et Segio Olguin) nous livre après Caja negra ou Black Box (2002), Monobloc (2005) et Lulu (2014) un quatrième certes à la réalisation inspirée mais reposant sur un scénario manquant cruellement d’épaisseur et un rythme trop lent pour réellement contenter l’attente des spectateurs. Ce jeune tueur de 19 ans qui souhaitait être célèbre le devint certes mais son histoire ici relatée n’inspire aucun réconfort ni compassion.

    Vu le 18 décembre 2018 au siège UGC distribution, Neuilly Sur Seine en VO

  • 2.5