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Overlord

  • Overlord
    À la veille du débarquement, un groupe de parachutistes est largué en France occupée. Alors qu’ils luttent pour accomplir ce qui ressemble à une mission impossible, ils tombent sur un laboratoire secret dans lequel sont menées des expériences surnaturelles, aussi étranges que terrifiantes.

Critique de Mulder

  • Alors que le 11 novembre approche à grand pas et rendra comme chaque année l’honneur qui mérite aux soldats tombés en héros pendant la première guerre mondiale, de nombreux films ont voulu montrer les horreurs des nombreux champs de Bataille, ces hommes tués et massacrés pour défendre des idéaux nobles et importants. Les films de guerre sont ainsi devenus un genre à part du cinéma mondial et quel que soit leur approche, la plupart ont toujours voulu rester réaliste le plus possible. On pense encore aux films le pont de la River Kwai (1957), Le jour le plus long (1962), La grande évasion (1963), Les douze salopards (1967), Il faut sauver le soldat Ryan (1998) et plus récemment Inglourias Basterds (2009).

    Overlord s’apparente ainsi à ces films en voulant placer directement les spectateurs devant l’horreur pure et ce n’est pas une pure coïncidence de commencer l’action du film dans un avion militaire dans le ciel de la France, en plein territoire occupé par les allemands. Sous le feu de l’ennemi, ces jeunes militaires vont devoir non seulement faire face aux tirs allemands mais surtout réussir après avoir sauté d’un avion en flamme atterrir en plein territoire occupé. Pourtant ce qui commence comme un véritable film de guerre dans la lignée des films précités va s’orienter peu à peu vers un film d’horreur véritable avec médecin fou et de nombreux cobayes mutilés, charcutés et transformés. Cette partie rappelant par bien des côtés l’univers macabre de HP Lovevraft (Re-animator..) s’avère parfaitement amenée et consolide l’action du film tout en montrant toute l’horreur de la guerre et des tortures pratiquées par des nazis allemands.

    La petite troupe de soldats ayant réussi à s’extirper de leur avion militaire va ainsi se confronter à une base d’envahisseurs allemands nazis et à une créature diabolique qui n’aura de cesse de vouloir leur mort. Le scénario astucieux de Billy Ray (The shooter (1995), Jeux de pouvoir (2009), hunger games (2012)..) et Mark L smith (Motel 1&2 (2007/2008), Martyrs (2016)..) reprend ainsi les codes des films de guerre pour les agrémenter de ceux des films d’horreur tels les zombies et autres inspirations post Frankenstein. Il en ressort un film éprouvant sans aucun temps mort dans lequel on est totalement en immersion tel un jeu vidéo qui nous ferait affronter des hordes de zombies sur un champ de guerre. Sur un idée de JJ Abrams et qu’au tout départ ce film devait prendre part dans l’univers de Cloverfield, le résultat est un film de genre dans un univers détaché surfant parfaitement sur les théories argumentant que les soldats nazis ont expérimenté sur des cobayes humains de nombreux produits susceptibles de leur faire gagner la guerre. Cette plongée dans l’horreur pure se révèle être une immersion réellement flippante et aussi marquante que réussie.

    On reconnait ici toute l’expérience en qualité de producteur de J.J Abrams (Bad Robot) pour insuffler une véritable énergie à Overlord, à avoir pu s’entourer d’excellents scénaristes pour développer une idée de départ intéressante mais surtout trouver un casting parfaitement maitrisé composé de jeunes comédiens pour la plupart issus de séries américaines comme Jovan Adepo (Boyce), Wyatt Russell (Ford), Pilou Asbæk (Wafner), Mathilde Ollivier (Chloe), John Magaro (Tibbet), Iain De Caestecker (Chase), Dominic Applewhite (Rosenfeld), Ben Tavassoli (Nez). Overlord se définit ainsi parfaitement également comme le mixte d’un film de guerre et d’un jeu vidéo dans lequel il faut s’infiltrer dans une base allemande et échapper à des allemands nazis zombies. Un mixte explosif qui devrait aisément trouver son public et connaitre un beau succès au cinéma.

    Vu le 26 octobre 2018 à la grande Halle de la Villette, en VO

  • 4.5