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Casse-noisette et les quatre royaumes

  • Casse-noisette et les quatre royaumes
    out ce que souhaite Clara, c’est une clé. Une clé unique en son genre, celle qui ouvrira la boîte contenant l’inestimable cadeau que sa mère lui a laissé avant de mourir. À la fête de fin d’année organisée par son parrain, Drosselmeyer, Clara découvre un fil d’or qui la conduit jusqu’à cette précieuse clé … mais celle-ci disparaît aussitôt dans un monde étrange et mystérieux. C’est dans ce monde parallèle que Clara va faire la connaissance d’un soldat nommé Phillip, d’une armée de souris, et des souverains de trois Royaumes : celui des Flocons de neige, celui des Fleurs et celui des Friandises. Pour retrouver cette clé et restaurer l’harmonie du monde Clara et Phillip vont devoir affronter la tyrannique Mère Ginger qui vit dans le quatrième Royaume, le plus sinistre d’entre tous

Critique de Mulder

  • Casse-noisette est un ballet de Piotr Ilitch Tchaïkovski en deux actes en trois tableaux et quinze scènes. Il fut présenté pour la première fois le 18 décembre 1892 au théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg sous la direction de Riccardo Drigo et chorégraphié par Lev Ivanov. Sa musique fut confiée à Piotr Ilitch Tchaïkovski et est restée à jamais gravée comme l’une de ses plus belles et importantes créations. Adulée par le public, la musique de ce ballet fut notamment utilisée dans Fantasia (1940). Plusieurs adaptations ont ainsi pu voir le jour que cela soit des films d’animations (Le Prince Casse-noisette de Paul Schibli (1990), Barbie : Casse-noisette (2001)) ou encore un ballet filmé avec Mackaulay Culkin en 1993.

    Cette nouvelle adaptation permet non seulement de revenir aux sources du ballet mais en apportant des éléments nouveaux et plus contemporains. On retrouve à la réalisation Lasse Hallstrom (Gilbert Grape (1993), Le Chocolat (2000), Les recettes du bonheur (2014), Mes vies de chien (2017)) mais aussi Joe Johnston (Les aventures de Rocketeer (1991), Jurassic park III (2001), Captain America : First Avenger (2011) et prochainement Le monde de Narnia : le fauteuil d’argent). Autant le choix de prendre ce second réalisateur pour mettre en scène ce film s’impose de lui-même autant cet univers coloré semble ne pas totalement correspondre à la filmographie de Lasse Hallstrom. De la même manière le choix de Asleigh Powell comme scénariste semble montrer quelques hésitations à donner vie à ce film artificiel et manquant cruellement de rebondissements.

    Nous découvrons donc le personnage de Clara qui reçoit comme cadeau par sa mère décédée une étrange boîte pour laquelle une clé est nécessaire pour pouvoir l’ouvrir. À la fête de fin d’année organisée par son parrain, Drosselmeyer à laquelle elle se rend avec sa sœur et son père, elle décide de suivre un fil qui devrait l’aider à trouver cette fameuse clé, pourtant sa quête va l’amener dans un étrange monde parallèle et l’amener à faire d’étranges rencontres. La trop grande linéarité du récit malgré un grand soin porté non seulement à mettre en scène la musique de Tchaïkovski fait que le récit se déroule sans réelle surprise.

    Certaines idées sont certes abordées comme la guerre, la perte d’un être cher et le deuil mais elles sont à peine effleurées. De la même manière, le casting est parfait mais on aurait aimé une plus grande présence de Morgan Freeman et un jeu un peu plus maîtrisé de Keira Knightley nettement meilleure comédienne dans la saga des Pirates des Caraïbes et plusieurs films indépendants. On retrouve également dans les rôles principaux Mackenzie Foy (Clara), Matthew MacFadyen (Mr. Stahlbaum), Helen Mirren (Mother Ginger). La jeune comédienne Mackenzie Foy entrevue dans Twilight chapitre 4 et 5 (2011,2012) mais aussi dans Conjuring : les dossiers Warren (2013) et Interstellar (2014) se révèle être un excellent choix et elle donne à son personnage toute sa grâce et son innocence..

    On comprend aisément la présence d’un second réalisateur Joe Johnston pour essayer d’améliorer ce film mais sa mission est à moitié accomplie. Il s’avère une nouvelle fois parfait pour mettre en scène des scènes importantes nécessitant des effets spéciaux imposants. Certes la musique, la photographie et le casting méritent le détour mais le scénario aurait mérité un meilleur traitement. L’histoire reste un peu trop simpliste pour retenir complètement notre adhésion.

    Malgré tout, Casse-noisette et les quatre royaumes reste un bon film pour les périodes de fin d’année mais il s’adresse davantage à un jeune public et manque cruellement d’un second degré de lecture plus adulte du récit.

    Vu le 31 octobre 2018 au siège de The Walt Disney Company France en VO

  • 3.5