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Venom

  • Venom
    Le jornaliste Eddie Brock mène une enquête sur le dirigeant d'une société nommée Life Fondation. Cette dernière travaille sur des matériaux extraterrestres en menant des expériences sur des humains. Eddie est alors infecté par un symbiote, qui va petit à petit prendre le contrôle de son corps et de son esprit, pour devenir Venom.

Critique de Mulder

  • Le personnage Venom est apparu pour la première fois en mai 1984 dans le numéro 252 du comics Marvel The Amazing Spider-man. Ce symbiote alien prend en effet comme hôte le journaliste Eddie Brock du Daily Globe de New York et s’impose peu à peu comme l’un des ennemis de l’homme araignée les plus appréciés et populaires. Sa première apparition au cinéma remonte au troisième film de la première trilogie de Spiderman réalisée par Sam Raimi et fut incarné à l’écran par le comédien Topher Grace. Sous forme de dessins-animés, on notera aussi sa présence dans les série animées Spiderman l’homme araigne (1994), Spectacular Spider-man (2008) et Ultimate Spider-man (2012). Il aura fallu donc attendre plus de onze ans après son apparition dans Spider-man 3 pour le retrouver au cinéma et surtout en personnage principal. Alors que le Marvel Universel rencontre non seulement un excellent accueil presse et également celui chaleureux du public, on comprend aisément la volonté de Sony Picture alors que Spider-man rejoint le Marvel Universe, de développer un univers partagé étendu.

    Ce personnage créé par David Michelinie, Mike Zeck, Todd McFarlane est non seulement connu par sa violence mais aussi par des dialogues assez crus faisant de ses comics des lectures destinés plus à de jeunes adultes qu’à des enfants. On pouvait donc s’attendre à un film tranchant littéralement avec l’Univers Marvel par sa violence et des dialogues clairement destinés à un public adulte. Malheureusement, le nouveau film de Ruben Fleischer (Bienvenue à Zombieland (2009), Gangster Squad (2012) s’oriente véritablement vers un public familial et aseptise au possible ce personnage et s’applique à donner un film Marvel dans la lignée des Spider-man trop politiquement correct. De la même manière, à force de vouloir jongler entre un récit horrifique (avec des cas de possessions multiples), un film d’action, la comédie et un film de super-héros, ce film manque cruellement d’audace et nous livre certes une histoire intéressante mais trop linéaire.

    Après une scène d’introduction nous expliquant succinctement comme les symbiotes sont arrivés sur terre et comment un puissant homme d’affaires, le Dr Carlton Drake, leader de Life Foundation souhaite fusionner ces symbiotes avec des êtres humains quitte à faire mourir de nombreux cobayes, le film nous présente le personnage principal, Eddie Brock. Ce dernier après avoir quitté New York vit avec sa tendre moitié, une jeune avocate travaillant notamment pour la société Life Foundation. Comme dans le comics, Eddie Brock est un looser qui suite à une interview ratée avec ce puissant homme d’affaires se trouve congédier et perd le même jour sa moitié, Anne Weying (Michelle Williams). La chance lui sourira pourtant lorsqu’un symbiote du nom de Venom s’empare de lui et lui donne en quelque sorte de super pouvoirs. Comme la plupart des super héros, Venom a deux points faibles qui sont certaines fréquences sonores mais aussi le feu.

    Alors que l’on pouvait s’attendre à découvrir un nouveau super-héros digne de Spider-man, le scénario du n’arrive pas totalement à nous convaincre et manque cruellement d’harmonie. Le scénario de Kelly Marcel,
    Jeff Pinkner et Scott Rosenberg semble uniquement dicter pour obéir à une formule préétablie et manque ainsi cruellement de charme malgré la présence du comédien Tom Hardy que nous avons connu plus inspiré pour donner vie à un personnage fictif et surtout plus investi pour donner le meilleur de lui-même. Certes son interprétation d’Eddie Brock n’est pas pour autant ratée mais il fait de son personnage l’équivalent d’un Spawn, soit un héros dont les tourments auraient pu expliquer sa manière d’agir. Ici son symbiote lui donne pratiquement que des super-pouvoirs et semble être comme lui un looser trouvant enfin sa place dans un monde qui n’est pas le sien.

    Niveau scènes spectaculaires le film ne convainc guère non plus car en dehors d’une scène de course poursuite spectaculaire présente dans la bande annonce et deux importantes scènes de combat, Venom aurait mérité un meilleur traitement et son principal souci est de ne pas avoir un scénario solide et un duo fonctionnel car entre Tom Hardy et Michelle Williams l’alchimie ne fonctionne pas réellement.

    Pourtant le film réussit à devenir jubilatoire le temps d’une scène post générique introduisant le personnage de Carnage et une autre nous montant le nouveau film d’animation de Spiderman. C’est certes peu mais les bases étant fixés, on peut s’attendre à un meilleur second film et surtout plus d’action.

    Vu le 08 octobre 2018 au Pathé La Villette, salle 8 place K13 en IMAX et VO

  • 3.5