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Halloween

  • Halloween
    Laurie Strode est de retour pour un affrontement final avec Michael Myers, le personnage masqué qui la hante depuis qu’elle a échappé de justesse à sa folie meurtrière le soir d’Halloween 40ans plus tôt.

Critique de Mulder

  • Rares sont les films d’horreur ayant eu un tel impact non seulement sur les spectateurs mais aussi sur toute une génération de jeunes réalisateurs. John Carpenter après deux films passés plus ou moins inaperçus à leur sortie au cinéma aux Etats-Unis (Dark Star (1974), Assaut (1976) réussit à s’imposer avec un thriller horrifique d’une maitrise absolue non seulement du point de vue d’un scénario parfait qu’il cosigna avec Debra Hill, d’une musique restée à jamais ancrée dans notre mémoire mais aussi grâce à l’interprétation également parfaite de Jamie Lee Curtis (Laurie Strode), Donald Pleasence (Dr Samuel Loomis) mais aussi de Nick Castle (Michael Myers). Ce personnage de tueur implacable reste à jamais comme l’un des plus adulés du cinéma horrifique aux côtés de Freddy Krueger et Jason Voorghes. Après trois premiers films tout aussi réussis mais moins innovants, les films qui suivirent manquaient cruellement de style et de l’empreinte de l’un des maitres de l’horreur.

    Halloween (cru 2018) s’impose dès sa découverte comme le film parfait pour célébrer le 31 octobre. Plus qu’un simple hommage à l’un des meilleurs thrillers horrifiques du maître de l’horreur John Carpenter, cette suite directe au premier film fait fi des neuf films précédents manquant pour certains cruellement d’inspiration pour revenir aux sources du genre. Le réalisateur David Gordon Green également ici co-scénariste (avec le support d Danny McBride et Jeff Fradley) après avoir signé des dramatiques et des comédies comme Votre Majesté (2011), Joe (2014) et Stronger (2017) aborde pour la première fois le cinéma horrifique avec un tel attachement au genre et respect de l’œuvre original qu’il remporte aisément notre adhésion.

    La mise en scène inspirée de David Gordon Green qui Co-signe le scénario prend un certain temps pour planter le décor et présenter la descendance de Laurie Strode (fille et petite-fille) et ce qu’est devenu Michael Myers pendant ses 40 ans.. Une fois que Michael Myers s’est échappé et a récupéré son fameux masque, le rythme devient rapide et nous plonge en plein enfer. Nettement plus violent et gore que les films précédents tout en parsemant l’histoire de clins d’œil nombreux aux précédents opus, Halloween s’impose non seulement comme un excellent exercice de style, mais surtout comme un thriller implacable. On frémit face à ce croquemitaine surhumain .. La véritable force de ce film est d’avoir réussi à retrouver toute la force de narration de l’original et de l’avoir moderniser. Il réussit à créer un véritable climat angoissant non seulement par des scènes gores mais surtout par une volonté de filmer Michael Myers comme un véritable message de la mort.

    La présence de John Carpenter en qualité de producteur exécutif et co-compositeur renforce notre adhésion à ce nouveau film de Blumhouse productions. En remettant à jour le fameux morceau musical (The shape returns) Halloween propose une réelle immersion en enfer. De la même manière on retrouve avec grand plaisir et en pleine forme Jamie Lee Curtis dans le rôle qui la révéla au grand public. Ces retrouvailles font de Halloween sans aucune hésitation l’un des meilleurs films de cette année. On tremble, on a réellement peur de ce tueur en série que rien ne semble arrêter. On se doute que la fin ouverte laisse présager si le film rencontre un large succès une suite inévitable (on vous conseille de rester jusqu’à la fin du générique de fin mais on ne vous en dira pas plus).

    Vu le 2 octobre 2018 à la Salle Universal, en VO

     

  • 5