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La prophétie de l'horloge

  • La prophétie de l'horloge
    Cette aventure magique raconte le récit frissonnant de Lewis, 10 ans, lorsqu’il part vivre chez son oncle dans une vieille demeure dont les murs résonnent d’un mystérieux tic-tac. Mais lorsque Lewis réveille les morts accidentellement dans cette ville, en apparence tranquille, c’est tout un monde secret de mages et de sorcières qui vient la secouer.

Critique de Mulder

  • La prophétie de l’horloge s’impose comme le divertissement parfait pour célébrer Halloween cette année tant le film réussit à retrouver tout le charme des grands films fantastiques produits par Amblin Entertainment (Gremlins (1984), Les Goonies (1985), Small Soldiers (1988), Ready player one (2018)).

    En découvrant ce film on pense inévitablement à Poltergeist et à l’association réussie d’un maître de l’horreur (Tobe Hooper) et de Steven Spielberg (producteur). Eli Roth plus connu jusqu’à ce film pour ses films d’horreur comme Cabin Fever (2002), Hostel (2006) et Green inferno (2013) et les thrillers (Knock knock (2015) , Death wish (2018)) s’attaque cette fois-ci au genre du film fantastique horrifique et bénéficie d’un casting solide avec Jack Black et Cate Blanchett.. Il est intéressant de voir l’approche du film très teintée années 80 mélangeant à la perfection conte fantastique, chronique de jeunesse.

    En donnant à un jeune orphelin le rôle principal et en réinventant la thématique de la maison hantée (ici vivante), la prophétie de l’horloge bénéficie d’un excellent scénario abordant l’adolescence, l’école et la famille reconstruite. On appréciera aussi la qualité des effets spéciaux et les nombreux clins d’œil à des films des années 80 (Gremlins, retour vers le futur et consort). Il se dégage ainsi une véritable sensibilité de certaines scènes du film et le réalisateur Elie Roth ne cesse de nous étonner et à vouloir en permanence se renouveler. On sent ainsi de la part du réalisateur une réelle envie de sortir de son image de maitre de l’horreur pour gagner un public plus familial. Pourtant comme le montre la scène des citrouilles vivantes et agressives, celui-ci n’a rien perdu de sa manière d’horrifier plus avec une efficacité redoutable.

    La prophétie de l’horloge gagne toute notre sympathie également par son casting principal interprété par le jeune comédien Owen Vaccaro (Lewis Barnavelt) mais surtout par Jack Black (Jonathan Barnavelt), Cate Blanchett (Mme Zimmermann), Kyle MacLachlan (Isaac Izard) et Lorenza Izzo (Mère de Lewis). Le réalisateur à la manière d’Alfred Hitchcock apparait également dans ce film le temps d’une courte scène en noir et blanc. Le grand soin apporté à ce film témoigne une fois de plus que le cinéma fantastique permet d’aborder différentes thématiques et proposer des divertissements réussis et envoutants dans lesquels les spectateurs pourront à leur manière d’un roller-coaster rire et avoir peur en même temps. Certes, la prophétie de l’horloge n’apporte rien de bien nouveau à ce genre mais trouvera aisément sa place dans notre cœur de cinéphile passionné.

    Un soin tout particulier a été apporté aux nombreux effets spéciaux et à la création d’une maison aux nombreuses pièces aussi inquiétantes qu’au charme suranné. Alors qu’Halloween arrive à grand pas, ce film s’impose comme le film incontournable pour célébrer cet événement international que nous préférons de loin à celui de Noël. En adaptant le premier volume d’une série littéraire écrite par John Bellairs , la prophétie de l’horloge augure une nouvelle saga cinématographique que nous suivrons avec grand intérêt

    Vu le 17 septembre 2018 à la Salle Universal, en VO

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