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We the animals

  • We the animals
    Nous sommes trois, nous sommes frères, nous sommes des rois. Manny, Joel et Jonah s’extirpent de l’enfance, devant s’émanciper de l’amour volatile de leurs parents. Alors que Manny et Joel semblent suivre le chemin de leur père et que leur mère rêve d’aller vivre ailleurs, Jonah, le benjamin, préfère s’échapper dans un monde imaginaire qu’il a créé de toute pièce...

Critique de Mulder

  • We the animals marque les débuts réussis à la réalisation de Jeremiah Zagaz. Sur un scénario qu’il a co-écrit avec Daniel Kitrosser, il donne vie au roman semi-autobiographique de Justin Torres. On découvre ainsi une famille composée de trois enfants, d’un mari qui a du mal à garder son travail et d’une mère de famille qui a du mal à se faire obéir par ses enfants. Ces trois jeunes frères sont donc laissés à eux-mêmes et tentent de s’occuper dans une petite ville reculée des Etats-Unis en pleine nature et dont la population semble très restreinte.

    De nombreux films ont été consacrés à l’enfance et au réveil d’une jeunesse qui prend conscience de ses goûts personnels et de sa volonté de trouver sa place dans un monde d’adultes. Par sa mise en scène épurée et par un budget que l’on sent très restreint, le réalisateur réussit pourtant à donner une réelle épaisseur à ses personnages et à nous raconter une simple tranche de vie dans laquelle un des enfants va se retrouver face à des penchants homosexuels au grand malheur de ses parents. Celui-ci n’est autre que l’écrivain qui dépeint ainsi de manière intéressante ses premiers sentiments et la manière dont ses parents ont réagi.

    Loin de ce cinéma américain qui cherche à en mettre plein la vue aux spectateurs, ce film s’attarde sur ces trois enfants et leurs interactions. Ce regard adulte sur l’enfance sonne juste et apporte au film une réelle fraicheur et consistance. L’absence de véritables stars américaines ne se fait pas sentir tant l’interprétation des deux parents et des enfants sonne juste.

    Vu le 5 septembre 2018 au Centre International de Deauville, en VO

  • 3.5