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Blindspotting

  • Blindspotting
    Encore trois jours pour que la liberté conditionnelle de Collin prenne fin. En attendant de retrouver une vie normale, il travaille comme déménageur avec Miles, son meilleur ami, dans un Oakland en pleine mutation. Mais lorsque Collin est témoin d’une terrible bavure policière, c’est un véritable électrochoc pour le jeune homme. Il n’aura alors plus d’autres choix que de se remettre en question pour prendre un nouveau départ. 

Critique de Mulder

  • Cette année encore le festival du cinéma américain de Deauville nous aura permis de découvrir au sein de sa sélection de films en compétition de nombreux films indépendants certes plus ou moins réussis mais toujours marqués par une volonté de livrer une véritable vision d’auteur. Blindspoting fait assurément parti des meilleurs films découverts lors de ce festival avec Thunder Road, Leave no trace et Night Comes on.

    Ecrit et interprété par deux jeunes comédiens Daveed Diggs et Rafael Casal, Blindspotting marque la première réalisation de Carlos Lopez Estrada et surtout nous montre l’envers du décor de l’Amérique actuelle, loin de la vision véhiculée par les grands studios Hollywoodiens. Sa fraicheur, ses excellents dialogues permettent de compenser les nombreuses imperfections du point de vue du rythme. Impossible en découvrant ce film de ne pas penser à un des films cultes de Kevin smith Clerks, les employés modèles (1994) dans lequel on découvrait deux jeunes américains s’interrogeant sur la société actuelle. Le scénario véhicule ainsi des thématiques d’actualité comme la violence policière injustifiée, le racisme, l’intégration et la perte de repères pour les jeunes.

    On découvre donc deux jeunes américains. Collin (Daveed Diggs) dont la liberté conditionnelle prendra fin dans trois jours et son meilleur ami Miles (Rafael Casal) qui survit en bossant comme déménageur dans une ville de banlieue proche de Berkeley et de San Francisco. Alors qu’il rentrait chez lui, Colin va être témoin d’une grave bavure policière qui coûtera la vie à un homme. Cette injustice l’amènera à revoir sa manière d’être mais surtout à remettre en cause sa liberté conditionnelle. Son réveil brusque n’est pas seulement le sien aussi celui d’une Amérique dans laquelle les injustices se multiplient et montrent que certains par leur position ou statut social se pensent être au-dessus des lois. En cela Blindspotting apparait comme un film choc et incontournable du moment comme le fut Boyz N the hood (1991) de john Singleton.

    Certes certaines baisses de rythme et une action un peu trop linéaire l’empêche de s’imposer comme une réussite exemplaire malgré tout ce film doit être découvert au cinéma et amener à la discussion sur notre place dans la société et surtout notre position face à la violence omniprésente.

    Vu le 7 septembre 2018 au Casino Cinema (Deauville), en VO

    Note 4/5

     

     

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