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Equalizer 2

  • Equalizer 2
    Robert McCall continue de servir la justice au nom des exploités et des opprimés. Mais jusqu’où est-il prêt à aller lorsque cela touche quelqu’un qu’il aime ?

Critique de Mulder

  • Nous avons tous nos propres combats et nos propres règles et pour la plupart nous essayons de garder un code moral pour bien agir et protéger les nôtres. Alors que certaines inégalités nous révoltent et nous forcent à agir afin de rétablir une certaine égalité, découvrir Equalizer revient à respirer à plein poumon et nous ne pouvons qu’aller dans le sens de ce personnage, justicier des temps modernes, un héros malgré lui qui a décidé de protéger les innocents contre des individus sans éthique ni code moral.

    Le premier film nous avait conquis par l’interprétation remarquable de Denzel Washington (un des meilleurs comédiens américains) mais aussi par la tendresse et l’innocence qui se dégageait du personnage interprété par Chloe Grace Moretz. La fin ouverte de premier film sorti en octobre 2014 nous laissait espérer retrouver Robert McCall dans de nouvelles aventures. L’action du premier film s’inscrivait dans cette optique de proposer des scènes d’action réalistes et surtout interprétées par des comédiens chevronnés (comme Matt Damon dans la saga Bourne Identity ou Daniel Craig dans celle de James Bond, Keanu Reeves dans John Wick).Quatre ans plus tard voici donc venu le temps des retrouvailles et malgré des échos de la presse américaines plutôt assez négatives, il faut reconnaître qu’Equalizer 2 réussit amplement à nous convaincre voir à dépasser le premier opus et surtout à éviter des redites inutile.

    Dès la première scène d’action se déroulant dans un train lancée à pleine vitesse, on retrouve avec un vrai plaisir Robert McCall en pleine action. Le film réussit ainsi à éviter les divagations inutiles et se concentre sur l’action et surtout sur un véritable développement du personnage principal interprété par un Denzel Washington en pleine forme. Le fait de retrouver le même scénariste (Richard Wenk) et le même réalisateur (Antoine Fuqua) fait de ce second opus une véritable continuité au premier film à notre grand plaisir. On retrouve également dans ce film le couple Plummer toujours interprété par les comédiens Melissa Leo et Bill Pullman en leur donnant une plus grande importance et en les plaçant au centre de l’intrigue. Le meurtre d Susan Plummer touche personnellement Robert McCall et l’emmène non seulement à se confronter à son passé mais aussi à régler ses comptes avec des anciens acolytes.

    Adapter une série marquante des années 80 n’est guère facile car il faut trouver le juste équilibre pour non seulement la remettre à jour mais aussi trouver un véritable langue cinématographique plus vaste, plus rapide pour trouver son public. De la série créée par Michael Sloan et Richard Lindheim dans laquelle un ancien agente des services secrets américains intervenaient pour protéger des innocents, le scénariste a su en tirer le meilleur et surtout construire un personnage passionnant, un super héros profondément humain (la scène du bus nous renvoie à cette idée avec une certaine intelligence). Le film gagne également en efficacité car on sent une réelle estime mutuelle entre un réalisateur et un comédien investi dans son personnage. Après Training day (2001), Equalizer (2014) et les 7 mercenaires (2016), cette collaboration s’impose comme une formule gagnante.

    Nettement plus élaborée que l’opus original, cette suite nous permet de mieux comprendre également comment Robert McCall gagne sa vie (comme chauffeur Lyft) et réussit à créer un véritable lien entre ce punisher des temps modernes et une ville dans laquelle le danger est omniprésent. Certes Equalizer 2 ne révolutionnera pas le film d’action mais nous permet de passer un bon moment et surtout de nous rappeler que certains combats méritent d’être menés et qu’il faut rester à l’écoute de son entourage et continuer à vouloir avancer. La fragilité de la vie trouve ainsi un écho particulier dans la dernière partie du film dans laquelle, le scénario fait passer les spectateurs du simple film d’action au film de guerre violent et parfaitement chorégraphié.

    Equalizer 2 s’impose aisément comme une des bonnes surprises de cette période estival et nous ne pouvons que vous encourager à le découvrir au cinéma dans une bonne salle et surtout avec un excellent son pour profiter au mieux de cette immersion renforcée par l’excellente composition musicale d’Harry Gregson Williams

    Vu le 13 août 2018 à l’UGC George V, salle 1, en VO

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