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Darkest Minds : rébellion

  • Darkest Minds : rébellion
    Dans un futur proche, les adolescents ont été décimés par un virus inconnu. Les survivants, dotés de pouvoirs psychiques incontrôlables, sont classés par couleur en fonction du danger qu’ils représentent pour la société, et parqués dans des camps. Ruby, l’une des plus puissantes d’entre eux, parvient à s’en échapper pour rejoindre un groupe de jeunes en fuite à la recherche d’un refuge. Rapidement, cette nouvelle « famille » réalise que fuir ne suffira pas dans un monde où les adultes au pouvoir les ont trahis. Ils vont mener une rébellion, unissant leurs pouvoirs pour reprendre le contrôle de leur avenir.

Critique de Mulder

  • La saga littéraire The Darkest minds d’Alexandra Bracken composée à ce jour de cinq livres (The Darkest Minds (December 18, 2012), Never Fade (October 15, 2013), In The Afterlight (October 28, 2014), Through the Dark (October 6, 2015), The Darkest Legacy (July 31, 2018)) avait de quoi donner vie à l’écran à une nouvelle saga passionnante. En mettant en scène de jeunes mutants décidés à se rebeller contre un régime militaire cantonnant dans tels des animaux ces derniers enfants en vie devenus des mutants suite à la propagation d’un virus ayant décimé 98% des enfants et adolescents sous l’âge de 18 ans, le sujet avant un véritable potentiel. Malheureusement ce premier film d’une saga qui ne verra sûrement pas le jour peine réellement à convaincre et à trouver ses propres marques. Ainsi après des sagas comme Hunger Games, Le Labyrinthe, le cinéma hollywoodien semble vouloir répéter ses propres erreurs et développer des adaptations cinématographiques de bestsellers sans apporter une once d’originalité ou de risques réels. Cette normalisation d’un cinéma devenu un simple produit marketing (les nombreuses affiches dans Paris semblent vanter un grand film fantastique et de science-fiction mais le résultat final n’est qu’un film creux sans réel enjeux) fait peine à voir.

    Dès la première scène se déroulant dans une classe d’école dans laquelle une jeune élève est prise de convulsion et meurt, le film nous présente un futur guère reluisant dans lequel pratiquement tous les enfants sont morts et les seuls survivants devenus des mutants sont rangés par ordre de danger (les oranges et les rouges étant les plus dangereux et susceptibles d’être abattus sur le champ). La jeune Ruby Darly est ainsi classifiée orange car elle possède le don de pouvoir manipuler les gens à sa guise. Suite à son emprisonnement dans un centre de détention, elle réussira à s’en échapper après avoir feintée être classifiée verte grâce à l’aide d’une doctoresse Cate (Mandy Moore) et intégrera une jeune équipe de mutants en fuite et fera de nombreuses rencontres dans un monde apocalyptique et dangereux donc les menaces multiples viennent non d’une de l’armée mais aussi d’un autre mutant classifié orange.

    Sur un scénario de Chad Hodge la réalisatrice Jennifer Yuh Nelson après avoir mis en scène quatre épisodes de la série animée Spawn et réalisé deux films également en animation (Kung Fu panda 2 & 3) n’arrive malheureusement pas son passage au film en live et à créer un véritable rythme. Le manque cruel d’enjeux et une réalisation trop simpliste plus proche d’un pilote d’une série américaine que d’un véritable film de science-fiction ne nous permet pas de rentrer réellement dans le film. De la même manière, l’interprétation approximative des principaux jeunes comédiens (Amandla Stenberg (Ruby Daly), Harris Dickinson (Liam), Miya Cech (Zu (Suzume)..) nous convainc guère. Seule la musique de Benjamin Wallfisch est le seul élément réussi et aurait mérité d’être accompagné d’un scénario mieux élaboré et d’une mise en scène réellement investie.

    Alors que Darkest minds aurait pu mélanger avec succès film proche de l’univers X-men et fantastique et livrer une réinterprétation profonde du passage à l’âge adulte, on se retrouve face à une histoire trop lisse qui semble avoir comme objectif que de livrer un patchwork de films déjà existant et remplir un cahier des charges sans grande inventivité et originalité. On peut certes comprendre que pour mettre en place une saga cinématographique, il faut nécessairement que le premier film présent les personnages, les enjeux mais est au moins suffisamment de prestance pour nous intriguer et retenir notre attention .Ce n’est malheureusement pas le cas ici et on s’ennuie ferme à la vision de ce film de science-fiction décevant de toute part. Avec un meilleur scénario et une réalisation plus ambitieuse, Darke mind – Rebellion, le film aurait pu nous intriguer et nous passionner.

    vu le 8 aout 2018 au Gaumont Disney Village, Salle 2, place A21 en VF

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