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Tulip Fever

  • Tulip Fever
    Amsterdam – 1636. La ville est plongée dans une fièvre spéculative autour du commerce de la tulipe. Un riche marchand décide d’engager un célèbre portraitiste pour immortaliser la beauté de sa jeune femme. Au premier coup de pinceau, une passion dévorante débute entre la jeune Sophia et le séduisant peintre. Alors qu’une liaison torride et fougueuse s’installe, les jeunes amants cherchent à se débarrasser du mari envahissant et à s’enfuir. Une soif de liberté qui aura un prix, aussi précieux que celui d’une tulipe..

Critique de Mulder

  • La littérature et le cinéma ont toujours été inséparables. Ils s’inspirent mutuellement et se nourrissent de la créativité que cela soit celle relative aux écrits ou à la manière de donner vie à des histoires, des aventures reconstituées ou entièrement imaginées. Le roman britannique de Deborah Moggach, Le Peintre des vanités (Tulip fever) se voit ainsi adapté à travers un film réalisé par Justin Chadwick (Deux sœurs pour un roi (2008), Le Plus Vieil Écolier du monde (2010), Mandela : Un long chemin vers la liberté (2013)) sur un scénario de Tom Stoppard.

    On reconnait aisément la patte de ce réalisateur par le grand soin porté aussi bien à l’image qu’à une reconstitution historique de qualité portée par un casting impressionnant. Malheureusement, le scénario manque cruellement de rythme et nous avons trop tendance à observer des peintures prenant vie devant nos yeux qu’une véritable histoire romantique et tragique. Pourtant cette histoire de l’orpheline Sophie qui accepte de se marier avec un riche marchand pour sauver son orphelinat et permettre à ses enfants de partir aux Etats-Unis où un membre de leurs familles les attend. Cet homme d’affaire, Cornelis Sandvoort habitant à Amsterdam a réussi dans les affaires et souhaite suite au décès de sa précédente femme et de leurs enfants se remarier et avoir un héritier. Malgré tous les efforts que celui-ci et Sophia font, aucune descendance semble venir. Souhaitant laisser derrière lui une trace de son passage, Cornelis décide de recourir à un peintre pour immortaliser les traits de son couple. Jan Van Loos, un brillant peintre et Sophia vont pourtant tomber amoureux l’un de l’autre et ainsi plonger son couple dans le crime le plus odieux de l’époque, l’adultère.

    Malheureusement ce qui peut passer dans un roman par moment dans son adaptation cinématographique fait qu’il est difficile de rentrer dans l’action directement voire de s’attacher à des personnages présentant tous des fêlures, une certaine vanité à écouter plus leurs sentiments que leur raison. Malgré le grand soin apporté aux costumes et à l’interprétation, le film présente un tempo trop lent pour réellement se laisser envouter et tomber d’amour devant ce couple infidèle, ces personnages prêts à tout pour réussir et surtout pour donner une vision d’un commerce et d’un temps guère glorieux dont il ne restera que des peintures pour se rendre compte des mœurs et habitudes de cette lointaine période.

    Pourtant Tulip fever mérire d’être découvert non seulement pour la musique envoutante et superbe de Danny Elfman mais surtout pour son casting dans lequel on retrouve Alicia Vikander (Sophia), Dane DeHaan (Jan Van Loos), Christoph Waltz (Cornelis Sandvoort), Judi Dench (The Abbess of St. Ursula), Holliday Grainger (Maria), Zach Galifianakis (Gerrit), Cara Delevingne (Amerie). Le film marque donc les retrouvailles de Cara Delevingne et Dane DeHaan après Valerian et la cité des milles planètes sorti l’année dernière au cinéma…

    Vu le 16 juin 2018 en version originale (lien presse)

  • 3.5