Logo
Accueil > Reviews > Mayhem, légitime vengeance

Mayhem, légitime vengeance

  • Mayhem, légitime vengeance
    Fraîchement remercié par ses employeurs, un col blanc prépare son départ en ruminant sa rancœur. Au même moment, un mystérieux virus éclate, transformant chacun des membres de la firme en infecté assoiffé de sang...

Critique de Mulder

  • “Steven Yeun (THE WALKING DEAD) shines MAYHEM. It's gory as hell, but as sharp as the instruments--axes, screwdrivers, etc.--some of the crazy corporate suits wield once they are infected. As witty as it is vicious. “ – Stephen King

    Mayhem – légitime vengeance s’impose comme un thriller horrifique d’une efficacité redoutable n’hésitant pas à recourir à la violence la plus extrême pour donner une peinture du monde des affaires guère élogieuses. Impossible de ne pas avoir à travers ce film une satire sociale d’une société prête à tout pour créer un climat oppressant de concurrence non seulement en interne au sein des différents services d’une entreprise mais aussi en externe dans un monde impitoyable où la réussite à tout prix est le seul mot acceptable.

    Alors que de nombreux films mériteraient plus une sortie en ecinéma ou en direct vidéo, Mayhem – légitime vengeance aurait mérité pour sa part une sortie dans nos salles de cinéma et non se contenter d’une simple sortie en vidéo. Certes ce film fut projeté dans deux festivals qui nous tiennent à cœur, celui du PIFF (Paris International Film Fantastic) mais aussi celui de Gérardmer quelques mois plus tard.

    La force du scénario écrit par Matias Caruso permet de rester constamment dans l’action et éviter toute baisse de régime ou perte inutile de temps. En plaçant l’essentiel de l’action dans un immeuble d’une société internationale en quarantaine contaminée par un virus transformant les personnes en véritables possédés assoiffés de sang, Mayen légitime défense mixte à la perfection thriller et film d’horreur et n’hésite pas à recourir au gore le temps de quelques scènes hystériques.

    Certes, ce film s’inscrit dans la lignée des films d’horreur récents comme American Nightmare et surtout le très réussi The Belko Experiment de Greg McLean sur un scénario de James Gunn. The Belko Experiment et Mayen légitime violence présentent ainsi plusieurs points communs comme placer l’action dans un immeuble, faire s’entretuer les salariés et surtout porter un regard judicieux sur notre société actuelle et le monde des affaires. Pourtant ces deux films arrivent à trouver leur propre autonomie et à s’imposer comme des films parfaitement maitrisés et présentant une réelle liberté artistique loin des standards hollywoodiens.

    Le duo principal du film campé par Steven Yeun et la ravissante Samara Weaving donne au film toute sa force et permet ainsi quelques notes sarcastiques sur le rôle de chacun et le fait de savoir survivre dans un milieu impitoyable ou extrêmement dangereux. La véritable découverte du film est bien cette jeune comédienne qui après The Babysitter (2017), Monster Cars (2017) donne à son personnage, une véritable consistance et en fait une femme courageuse et capable de braver des obstacles pour rester en vie. Nous suivons donc le périple de ces deux personnages Derek Cho et Melanie Cross qui doivent remonter tous les étages de cet immeuble pour arriver dans les bureaux du PDG de leur société.

    Le réalisateur Joe Lynch après Détour mortel 2 (2007), Chillerama (2011), Knight of Badassdom (2013), Everly (2014) livre ici tout simplement son meilleur film et surtout un thriller horrifique réussi et ayant toutes les caractéristiques nécessaires pour s’imposer comme l’un des classiques du genre. Jubilatoire et fortement recommandable en quelques sortes.

    Vu le 10 décembre 2017 au Max Linder en VO
    Revu le 09 juin 2018 en Blu-ray

  • 4