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Trois visages

  • Trois visages
    Une célèbre actrice iranienne reçoit la troublante vidéo d’une jeune fille implorant son aide pour échapper à sa famille conservatrice... Elle demande alors à son ami, le réalisateur Jafar Panahi, de l’aider à comprendre s’il s’agit d’une manipulation. Ensemble, ils prennent la route en direction du village de la jeune fille, dans les montagnes reculées du Nord-Ouest où les traditions ancestrales continuent de dicter la vie locale.

Critique de Mulder

  • Le nouveau film écrit et réalisé par Jafar Panahi bien qu’il ait reçu au festival de Cannes le prix du scénario n’arrive pas à retenir notre attention et semble s’étirer inutilement. Pourtant le début du film dans lequel on voit le personnage Marziyeh Rezaei se suicider après avoir demandé l’aide d’une comédienne iranienne pouvait laisser prétendre une étude intéressante de l’impact du cinéma dans la vie des habitants de villages reculés d’Iran.

    Il n’en est rien et le film suit donc le parcours de cette comédienne dans le village où habitait cette jeune fille et dans lequel elle comprendra que cette vidéo n’était qu’un fake, une manipulation pour attirer son attention. De la même manière en opposant une comédienne issue d’une grande ville à un petit village dans lequel tout le monde se connait, on aurait pu s’attendre à une vraie peinture sociale mais de la même manière, le film n’est que dialogues sans fin plus ou moins intéressants. Même si on pense par moment au magnifique Sils Maria (2014) d’Olivier Assayas en montrant l’envers du décor de la vie d’une comédienne, le film s’éternise et finit par perdre les spectateurs

    Le film Trois visages pourtant bénéficie d’un excellent casting convaincant et d’une belle photographie à défaut d’avoir un scénario suffisamment consistant pour nous conquérir. On regarde donc furtivement ce film en espérant passer rapidement au prochain projeté dans le cadre de la programmation Cannes à Paris.

    Vu le 19 mai 2018 au Gaumont Opéra Capucines, Salle 1, en VO

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