Logo
Accueil > Reviews > A genoux les gars

A genoux les gars

  • A genoux les gars
    En l'absence de sa sœur Rim, que faisait Yasmina dans un parking avec Salim et Majid, leurs petits copains ? Si Rim ne sait rien, c'est parce que Yasmina fait tout pour qu'elle ne l'apprenne pas. Quoi donc ? L’inavouable… le pire… la honte XXL, le tout immortalisé par Salim dans une vidéo potentiellement très volatile.

Critique de Mulder

  • Le film A genoux les gars partait pourtant d’un concept assez intéressant en mettant en avant la jeunesse actuelle et les cruels jeux de la vie entre chantage, mensonges, recherche de l’amour et surtout d’un moyen de se protéger face à ses moyens de communication actuels qui polluent notre vie, nous espionnent en permanence. Pourtant le résultat ressemble plus à un court métrage gonflé comme une baudruche pour se donner la forme d’un long métrage quitte à en perdre son excellent postulat et à allonger l’action inutilement. De la même photographie assez ordinaire du film nous donne l’impression d’être devant un simple téléfilm uniquement présent à Cannes pour des raisons obscures . Alors que la programmation de Cannes à Paris était parfaite, cette mauvaise note finale gâche un peu notre plaisir pris lors de la découverte de ces dix films étalés sur une soirée et un week end complet.

    Certes le casting composé de jeunes inconnus Souad Arsane (Yasmina), Inas Chanti (Rim), Sidi Mejai (Salim) et Mehdi Dahmane (Majid) est original mais on ne sent pas réellement une fusion entre eux et surtout véhicule une nouvelle fois une vision guère glorieuse de nos banlieues. Après A la belle étoile (1993), Banqueroute (1999), Haramiste (2015), le nouveau film d’Antoine Desrosières n’arrive pas à nous convaincre et le temps semble réellement long à suivre ce film sans réel enjeu et dont la lenteur gâchera tun peu notre plaisir.

    Vu le 20 mai 2018 au Gaumont Opéra Capucines, Salle 1

  • 2.5