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Love, Simon

  • Love, Simon
    On mérite tous une première grande histoire d’amour. Pourtant pour Simon, c’est compliqué. Il a une vie normale, dans une famille  qu'il adore et entouré d'amis extraordinaires, mais il garde pour lui un grand secret: personne ne sait qu’il est gay et il ne connait pas l’identité de son premier coup de cœur, avec qui il communique en ligne. Alors que son secret est menacé d’être révélé, la vie de Simon bascule dans une aventure aussi drôle que bouleversante... Ses amis prendront alors une place essentielle pour l’aider à changer sa vie et découvrir le premier amour.

Critique de Mulder

  • “There's not a bone in my body that's not weak for you
    Well if you find one let me know
    And I can still feel the way you hold me next to you
    And I don't want to feel it anymore”
    Sink In - Amy Shark

    Love, Simon s’impose dès sa découverte comme l’un de nos gros coups de Cœur de cette année. Un film qui réussit à fusionner l’esprit des grandes comédies romantiques des années 80 mais aussi à être à la fois un film de notre temps et traitant de l’homosexualité de manière sincère et avec pudeur. Le véritable sujet de Love, Simon n’est pourtant pas cette thématique mais celle de trouver sa moitié et de réussir à concrétiser cette passion et de se battre pour elle. Au-delà de l’âge, des apparences, nous sommes tous à la recherche de cet amour véritable qui guide nos pas, nous rend meilleur et profondément humain. En adaptant le roman Simon Vs. The Homo Sapiens Agenda de Becky Albertalli, les scénaristes Isaac Aptaker et Elizabeth Berger ont réussi à donner vie à une comédie romantique originale.

    Comme le montre si bien ce film, être étudiant est non seulement une période tourmentée mais aussi une période dans laquelle on apprend, on se forge un caractère mais aussi on connait ces premiers échecs amoureux et on se lie d’amitié profonde avec d’autres étudiants et on essaye de se construire un avenir plus ou moins radieux. Simon est ainsi l’adolescent typique américain, studieux, vivant avec sa petite sœur et ses parents dans une belle maison, il se rend compte peu à peu qu’il est plus attiré par des garçons que des filles et rentre en contact sur internet avec un autre étudiant souhaitant garder caché aussi son identité et se lie d’amitié.

    Dans notre société, il est devenu plus facile de communiquer en utilisant son propre blog, ses réseaux sociaux que de discuter autour d’une table. Love, Simon est donc profondément ancré dans son époque et pourrait être pris comme une des premières comédies romantiques américaines évoquant l’amour sous une forme différente. La grande sensibilité du scénario ne laissera ainsi personne insensible que vous soyez hétérosexuel ou homosexuel. Au contraire, le film prône la liberté d’expression et surtout à être soi-même sans avoir peur d’avouer réellement ce que l’on ressent. Dans cette société dans laquelle rencontrer sa moitié est de plus en plus difficile entre son travail, sa passion dévorante (que cela soit pour le cinéma, la lecture, ou d’autres arts). Ce n’est donc pas non plus un hasard si le film montre une nouvelle fois l’importance d’être créatif comme dans cette comédie musicale sur laquelle Simon et d’autres étudiants travaillent.

    La réussite de cette comédie romantique tient non seulement à son excellent casting dans lequel on retrouve notamment Nick Robinson (Simon Spier), Katherine Langford (Leah Burke), Jennifer Garner (Emily Spier), Josh Duhamel (Jack Spier), Alexandra Shipp (Abby Suso), Logan Miller (Martin Addison), Jorge Lendeborg Jr. (Nick Eisner) et Tony Hale (Mr. Worth) mais surtout une bande son parfaite. On notera notamment parmi les nombreuses chansons du film celle d’Amy Shark Sink-In mais aussi celles de Bleachers, The Jackson 5, Troye Sivan, Khalid & Normani, Brenton Wood et Whitney Houston. Connu pour être l’un des créateurs et showrunners des séries US cultes DC comics (Arrow, The Flash, Supergirl, Legends of tomorrow), le réalisateur Greg Berlanti nous livre avec son troisième film (Le club des cœurs brisés (2000), Bébé, mode d’emploi (2010)) l’une des belles surprises de cette année. Sur un sujet qui lui est très personnel, il nous conte une histoire simple et universelle et nous montre que l’amour doit guider nos pas et mérite de se battre pour…

    Avec tous nos remerciements à Laurent Buffard (La Séance Secrète) pour nous avoir permis de découvrir ce film dans d’excellentes conditions.

    Vu le 20 avril 2018 au Grand Rex en VO

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