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Gringo

  • Gringo
    Harold Soyinka travaille pour un groupe pharmaceutique dirigé par Elaine Markinson et Richard Rusk. Lorsque ces derniers décident de se lancer dans le commerce lucratif du cannabis médical, ils envoient Harold au Mexique pour le lancement de leur nouvelle usine de production.  Ignorant que la société qu’il représente a trahi un dangereux cartel local, l’employé modèle échappe de justesse à un enlèvement. Perdu au fin fond du Mexique, réalisant que ses patrons ont tout intérêt à le voir disparaitre, pourchassé par les tueurs du cartel et un mercenaire implacable, Harold ne peut compter que sur lui-même s’il veut rester en vie.

Critique de Ophy

  • Gringo est une comédie-action agréable à regarder par son humour et suspense. Le scénario de Mattew Stone permet à la mise en scène du réalisateur australien Nash Edgerton de déborder d’ironie et surtout permet de retenir l’attention de ses spectateurs à travers ses scènes d’action. On obtient ainsi un film qui évite l’habitude américaine de déborder vers trop d’excès inutiles. Le choix des comédiens a été réalisé avec un véritable soin. Le personnage d’Harold Soyinka est ainsi interprété par David Oyelowo. C’est un vrai plaisir de le voir dans la peau de ce personnage naïf d’immigré nigérian, alors qu’il n’avait auparavant joué uniquement des rôles sérieux tel que Martin Luther King dans Selma (2014), Charlize Theron, quant à elle, est une nouvelle fois parfaite dans son rôle de femme d’affaire d’un tempérament glacial, toujours aussi charismatique qu’attachante, et enfin, Richard Rusk est interprété par le frère du réalisateur Joel Edgerton, arguant et irrespectueux, faisant de lui le boss sarcastique par excellence.

    Le scénario nous présente donc Harold Soyinka qui travaille pour un groupe pharmaceutique dirigé par son ami d’université et de longue date Richard Rusk, et de son amante et associée Elaine Markinson. Il avait jusqu’ici une petite vie banale : petite femme, bonne situation professionnelle… jusqu’à ce que sa boite décidant de se lancer dans le commerce lucratif de cannabis médical, le charge de partir au Mexique pour le lancement de leur nouvelle usine de production. Peu avant son départ, il entend des rumeurs impliquant la fermeture pour raison économique de la boite, que son « ami – Président » nie à bloc. Auparavant toujours naïf, Harold méfiant, parvient à ouvrir les yeux sur le cinéma et le rôle que joue son soit disant ami Rusk. C’est pourquoi en arrivant au Mexique, il simule un faux enlèvement, dans le but de dérober une partie du butin, sentant le vent tourner pour lui. Sans savoir évidemment que Richard et Elaine avait arnaqués un séreux cartel Mexicain, mis au courant de son arrivé sur le territoire : cela devient une réel pourchasse entre le cartel Mexicain et le frère de Rusk envoyé initialement pour le ramener saint et sauf pour au final être chargé de le tuer pour 1 million d’euros… Harold va devoir faire preuve de courage et de méfiance pour survivre.

    Gringo réussit à proposer une satire du monde des affaires assez déjantée et surtout propose un casting de nombreux seconds rôles efficace composé de Thandie Newton (Bonnie Soyinka), Amanda Seyfried (Sunny), Sharlto Copley (Mitch Rusk), Kenneth Choi (Marty), Harry Treadaway (Miles), Paris Jackson (Nelly), Melonie Diaz (Mia). On retrouve également avec grand plaisir le compositeur Christophe Beck dont la musique réussit à transcender les scènes les plus importantes du film.

    Tromperies, infidélités, manque de loyauté, licenciement, Harold aura vécu le pire en peu de temps mais ressortira grandi et éveillé face à la liberté de ne plus être dupé. Gringo s’impose aisément comme une bonne comédie sarcastique dopée par un casting prestigieux.

    Vu le 12 avril 2017 à la Salle Metropolitan, en VO

  • 3.5