Logo
Accueil > Reviews > Action ou vérité

Action ou vérité

  • Action ou vérité
    Un simple jeu innocent d’Action ou Vérité entre amis se transforme en cauchemar sanglant quand quelqu’un – ou quelque chose – commence à punir ceux qui mentent – ou refusent de jouer.

Critique de Mulder

  • Un bon thriller horrifique repose tout d’abord sur un scenario parfaitement orchestré, un casting attractif et surtout la mise en place d’un climat oppressif. Il est d’autant plus réussi si il permet de mettre en place dans un cadre réaliste des situations proches du fantastique dans lesquelles des forces occultes prennent leur place peu à peu et de manière intensifiée tout au long du film. Il n’est donc pas nécessaire d’illustrer ce thriller d’une surenchère d’effets spéciaux plus ou moins bâclés et uniquement présents pour répondre à la demande d’un public friand de voyeurisme et d’un déversement intensif de litres de sang. En cela Action ou vérité réussit parfaitement sa mission de retenir notre attention pendant toute la durée du récit et de répondre aisément aux obligations d’un thriller horrifique.

    Nous découvrons donc une bande de jeunes étudiants décidés à profiter du Spring break pour partir aux Mexique se reposer et profiter du beau temps estival. Leur rencontre avec un jeune adulte du nom de Carter va les amener à jouer au jeu Action et vérité dans une maison inhabitée et sans le savoir libérer un puissant esprit meurtrier. Prenant possession un par un des joueurs de ce jeu et de leur entourage, il est ainsi impossible de sortir de ce jeu sans y avoir joué ou en mourir. Les scénaristes Michael Reisz, Jillian Jacobs, Jeff Wadlow et Chris Roach ont réussi en prenant la thématique d’un jeu populaire à en faire la trame principale d’un film d’horreur très violent dans laquelle les jeunes personnes principaux vont devoir non seulement revoir leur amitié mais surtout réussir à trouver une solution pour mettre fin à ce jeu et vaincre une bonne fois pour toute ce puissant esprit.

    On comprend aisément la volonté des scénaristes de plonger les spectateurs dans l’action dès la scène d’ouverture dans laquelle on découvre une femme obligée de faire certaines choses contre sa volonté pour pouvoir rester en vie. Une nouvelle fois la formule mise en place par les studios Blumhouse, c’est-à-dire proposer des films de genre (principalement des films d’horreur) avec un budget inférieur à cinq millions sans avoir à renier ni sur l’interprétation, ni la trame scénaristique et sur la réalisation. En minimisant ainsi les risques, cette société de production réussit à imposer une véritable marque de fabrique. Une fois de plus Action ou vérité répond certes à une formule propice à mettre en place une nouvelle trilogie mais aussi réussit en s’appuyant sur un bon réalisateur (Jeff Wadlow, Never back down (2008), Kick ass 2 (2013), Les mémoires d'un assassin international (2016)) et un casting parfaitement maitrisé dans lequel on retrouve avec plaisir notamment Lucy Hale (Olivia), Tyler Posey (Lucas), Violett Beane (Markie Cameron). On remarquera également une fois de plus l’excellente musique de Matthew Margeson (fidèle collaborateur d’Henry Jackman sur notamment Kick ass 2).

    On appréciera aussi les nombreux faciès déformés montrant que l’esprit maléfique a pris possession d’un corps humain et est capable de le pousser à bout voire de provoquer sa mort. En découvrant ces visages déformés impossible de ne pas voir un clin d’œil appuyé au personnage du Joker dans Dark Knight. Clin d’œil répétitif également renforcé par une scène très violente du film avec un stylo. Certes Action ou vérité ne révolutionnera pas le genre mais il confirme une nouvelle fois la volonté des studios Blumhouse de proposer des films de genre réussis mais surtout propices à créer de véritables nouvelles sagas cinématographiques.

    Vu le 18 avril 2018 à la Salle Universal, en VO
    Note 3.5/5

     

     

  • 3.5