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Taxi 5

  • Taxi 5
    Sylvain Marot, super flic parisien et pilote d’exception, est muté contre son gré à la Police Municipale de Marseille. L’ex-commissaire Gibert, devenu Maire de la ville et au plus bas dans les sondages, va alors lui confier la mission de stopper le redoutable « Gang des Italiens », qui écume des bijouteries à l’aide de puissantes Ferrari. Mais pour y parvenir, Marot n’aura pas d’autre choix que de collaborer avec le petit-neveu du célèbre Daniel, Eddy Maklouf, le pire chauffeur VTC de Marseille, mais le seul à pouvoir récupérer le légendaire TAXI blanc.

Critique de Mulder

  • Débuté en 1998 la saga Taxi produite et écrite par Luc Besson avait pu rencontrer un large public. Elle se composait de quatre films (le premier réalisé par Gérard Pirès et les trois autres par Gérard Krawczyk,) et mettait en avant le duo mal assorti d’un chauffeur de taxi et d’un jeune policier maladroit et manquant de confiance en soi à Marseille. De 2000 à 2007, cette saga réussissait à nous montrer l’évolution des personnages et surtout créer un lien entre les personnages principaux et le public. De la même manière, hormis le premier film très réussi et attachant qui allait mettre en place les principaux éléments de la saga soit un mélange réussi entre comédie et film d’action, ses suites n’avaient pas la même originalité et préféraient mettre l’accent sur des scènes musclées plutôt tque d’apporter de nouveaux éléments.

    Pratiquement onze ans après Taxi 4, le réalisateur et co-scénariste Franck Gastambide (épaulé à l’écriture du scénario par Luc Besson et Stéphane Kazandjian) dépoussière cette saga et loin de proposer d’appliquer la formule préétablie préfère aisément y apporter sa touche personnelle. Exit donc les deux personnages principaux des quatre précédents films, le film est réalisé aussi bien comme une suite qu’un reboot et permet ainsi de suivre le parcours de Sylvain Marot un excellent flic de Paris muté dans la police municipale de Marseille et Eddy Maklouf le neveu de Daniel le pire chauffeur VTC de Marseille et d’une maladresse confondante. Leur association se verra indispensable pour récupérer le fameux taxi mais surtout mettre fin aux activités d’une bande de braqueurs de bijouterie. On retrouvera ainsi dans ce film les personnages d’Alain Trésor (toujours campé par Edouard Montoute) et le fameux commissaire devenu maire de Marseille Gérard Gibert (Bernard Farcy). On retrouve ainsi un humour nettement plus abouti ici grâce à l’écriture de Franck Gastambide, des scènes de course poursuite spectaculaires mais aussi et surtout la ville de Marseille occupant toujours une place importante dans le récit.

    Plutôt astucieux le scénario de Taxi 5 et sa mise en scène dynamique imposent ce film comme l’un des plus réussis de cette saga devenue culte. Loin des trois précédents films qui n’avaient pour but que d’exploiter le succès du premier opus, ce film fait preuve d’une véritable originalité non seulement en introduisant de nouveaux personnages parfaitement campés mais aussi par de nombreux clins d’œil appuyés ou non. On pense ainsi à la citation faite par le personnage Sylvain Marot de Rocky IV mais aussi par le duo que celui-ci forme avec Eddy Maklouf nous rappelant les meilleures comédies de Francis Veber. On notera aussi l’excellent travail par le concepteur de Story-board sur les scènes les plus compliquées du film comme celles des courses poursuites, la scène culte du striptease d’Eddy Maklouf..

    Pour que le film carbure parfaitement, il fallait aussi un casting à la hauteur et collant parfaitement avec la ville de Marseille si importante à cette saga. En dehors des deux rôles principaux tenus par Franck Gastambide et Malik Bentalha, on retrouve avec plaisir les comédiens Bernard Farcy et Edouard Montoute mais aussi de nouveaux personnages réussis tenus par Ramzy Bedia (Rachid), Salvatore Esposito (Tony Dog), Sabrina Ouazani (Samia), Anouar Toubali (Un policier nain).

    On appréciera aussi la volonté de rénover la saga de Taxi du réalisateur Franck Gastambide en y apportant une véritable patte personnelle. Après les Kaira (2012), Pattaya (2016), il montre qu’il est aussi à l’aise devant que derrière la caméra et réussit aisément sa mission de relancer une saga cinématographique française qui n’a rien à envier aux productions américaines. Certes l’humour n’est pas toujours fin mais il réussit à viser juste à chaque fois. L’excellent démarrage du film montre bien que le producteur et co-scénariste Luc Besson a eu totalement raison de faire confiance à Franck Gastambide aussi bien comme co-scénariste, comédien principal mais surtout réalisateur. Taxi 5 s’impose donc comme un bon blockbuster à la française avec un scénario efficace, des cascades spectaculaires, un casting parfait et une surtout une excellente dose d’humour. On en redemande ...

    Vu le 11 avril 208 au Cinéma Pathé La Villette, salle 8 L11 en IMAX

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