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The Strangers : Prey at Night

  • The Strangers : Prey at Night
    Une famille s’arrête pour la nuit dans un parc de mobile home isolé qui semble complètement désert. Une jeune femme étrange frappe à leur porte…. C’est le début d’une terrible nuit d’horreur : pris pour cible et poursuivis sans relâche par trois tueurs masqués, chacun devra lutter pour sauver sa peau dans un jeu de cache-cache impitoyable.

Critique de Mulder

  • “I had an idea that once we reach Gatlin Lake, just as the strangers are tuning into radio pop from yesteryear, so too should the scoring sensibilities get occasionally dialed across the decades. I also wanted to treat it as much as possible as a live event, but also incorporating certain ‘musique concrete’ techniques, reverse tape, loops, cut ups etc.” – Adrian Johnston.

    Dans une société dans laquelle la violence est omniprésente que cela soit dans les nombreux programmes télévisés ou flash d’informations, on serait enclin de trouver une échappatoire à celle-ci dans nos salles de cinéma, voire un moyen d’expulser certains de nos instincts en découvrant des films d’horreur que cela soit des home invasion, des slashers ou des films inspirés des grands maitres de l’horreur italiens ou américains. On peut également aisément comprendre la volonté des grands studios hollywoodiens de proposer des films de genre à budget réduit susceptibles de rencontrer un public mondial et suivre ainsi les traces de modèle parfait comme l’est Blumhouse qui a fait son chantre de guerre à proposer des films de genre à petits budgets mais capables de rencontrer un grand succès au cinéma.

    The Strangers écrit et réalisé par Bryan Bertino était sorti en mai 2008 aux Etats-Unis et avait rencontré un certain succès et rapporté pas loin de quatre-vingt-deux millions de dollars malgré son budget restreint de neuf millions de dollars. En opposant un jeune couple campé par Lyv Tyler et Scott Speedman à des individus suspects, le film s’était imposé comme un thriller efficace en huis clos. Pratiquement dix ans après, on retrouve toujours comme scénariste Bryan Bertino mais cette fois épaulé à l’écriture par Ben Ketai et à la réalisation Johannes Roberts. Ce réalisateur habitué à des budgets assez réduits et très à l’aise dans le cinéma de genre (Hellbreeder (2004), Roadkill (2011), Storage 24 (2012), 47 meters down (2017)) réussit aisément à nous livrer un digne successeur des slashers des années 80 et d’instaurer un climat oppressant dans lequel une famille va se retrouver pourchasser par deux tueuses et un psychopathe masqués.

    Après une première partie nous présentant une famille américaine traditionnelle composée d’un couple et de leurs deux enfants adolescents et qui trouvent refuge sur leur route dans un parc de mobile home isolé en pleine campagne, le scénario va peu à peu se resserrer sur eux dans la seconde alors qu’ils décident de comprendre pour quelle raison personne ne semble habiter dans ce lieu abandonné. Le réalisateur semble maitriser parfaitement le genre slasher et nous propose ainsi sur des chansons phares des années 80 un climat très violent l’éclatement d’un cocon familial face à trois jeunes adultes prenant un véritable plaisir à semer la mort autour d’eux.

    On retrouve donc dans ce second volet les trois mêmes tueurs portant les masques identiques au premier volet et toujours aussi hargneux et dangereux. Cette famille recomposée et réunie par la violence contrairement à de nombreux slashers comme Jason Voorhees et autres Michael Myer ne semblent être que des personnes ordinaires loin d’avoir une force surnaturelle. Le scénario plutôt habile préfère nettement jouer sur les nerfs des spectateurs que sur des déluges de sang. De la même manière le réalisateur sait parfaitement tirer parti des décors naturels de ce parc de mobile home et sur le climat d’insécurité qui s’en dégage. On retiendra surtout une excellente scène se déroulant autour d’une piscine comme moment fort du film.

    Nettement supérieur au précédent volet par son casting solide dans lequel on retrouve notamment dans le rôle des parents Christina Hendricks (Dark places (2015), The Neon demon (2016)..) et Martin Henderson (Le cercle – the ring (2002), Torque la route s’enflamme (2004), Mise à prix (2006), Everest (2015)) mais surtout par sa photographie et l’utilisation parfaite de la musique de Adrian Johnston et des nombreuses chansons de Kim Wilde, Bonnie Tyler, Air Supply, et Mental As Anything. The Strangers prey at night s’impose ainsi comme un hommage aux slashers des années 80 mais surtout comme un thriller efficace et distrayant.

    Vu le 9 avril 2018 au Club 13 , en VO

  • 3.5