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Call me by your name

  • Call me by your name
    Été 1983. Elio Perlman, 17 ans, passe ses vacances dans la villa du XVIIe siècle que possède sa famille en Italie, à jouer de la musique classique, à lire et à flirter avec son amie Marzia. Son père, éminent professeur spécialiste de la culture gréco-romaine, et sa mère, traductrice, lui ont donné une excellente éducation, et il est proche de ses parents. Sa sophistication et ses talents intellectuels font d’Elio un jeune homme mûr pour son âge, mais il conserve aussi une certaine innocence, en particulier pour ce qui touche à l’amour. Un jour, Oliver, un séduisant Américain qui prépare son doctorat, vient travailler auprès du père d’Elio. Elio et Oliver vont bientôt découvrir l’éveil du désir, au cours d’un été ensoleillé dans la campagne italienne qui changera leur vie à jamais.

Critique de Mulder

  • Certaines critiques sont difficiles à écrire tant elles reposent sur des thématiques qui nous sont guère proches et pourtant concernent des films que nous avons appréciés par leur tonalité fraiche et contemporaine. On se doute que la rencontre et l’amour naissant entre un jeune homme et un homme plus âgé peuvent choquer une société américaine puritaine dans laquelle la religion et ses fondements occupent une place importante. Pourtant le scénario de James Ivory qui est l’adaptation du premier roman homonyme d'André Aciman paru en 2017 nous touche par sa sensibilité et la grâce qui en émane. En retrouvant le charme des comédiens romantiques de la fin des années 70 et du début des années 80, Call me by your name s’impose comme une des réussites de ce début d’année et nous rappelle que la quête de sa moitié peut -être un long chemin tortueux aux multiples visages et surprises.

    L’histoire universelle est celle d’une rencontre qui va changer à jamais la vie d’un jeune homme et lui apprendre à aimer différemment. Alors qu’il est en couple avec sa jeune amie Marzia, Elio voit arriver dans la maison de ses parents (son père un professeur spécialiste de la culture gréco-romaine, sa mère, une traductrice) l’assistant de son père un américain d’âge mur aussi séduisant que sensible. De leurs longues discussions va naitre un amour vrai entre ces deux hommes qui cherchent à se connaitre et à découvrir pleinement la vie. On apprécie dans ce film sa pudeur et sa manière de filmer tout simplement un amour naissant loin de porter un regard accusateur ou défendre une opinion controversée. Derrière cette éducation sentimentale, on apprend et un véritable lien se créé entre le film et les spectateurs. Nous avons en effet tous fait des rencontres de personnes qui nous ont amené à voir la vie différemment, à s’ouvrir à la vie.

    Ce film parfait pour la Saint Valentin est un éloge à l’amour et au don de soi, une œuvre d’une réelle maturité qui rend aussi bien hommage au cinéma italien qu’aux grandes comédies romantiques. On pense ainsi par l’intelligence de l’approche au cinéma de Woody Allen des années 80 mais aussi à l’importance d’un cinéma à l’écoute de son époque. On retiendra aussi l’interprétation solide des comédiens principaux et secondaires notamment Armie Hammer (Oliver), Timothée Chalamet (Elio), Michael Stuhlbarg (Mr. Perlman), Amira Casar (Annella).

    Vu le 17 janvier 2018 au Forum des images, en VO

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