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Pacific Rim Uprising

  • Pacific Rim Uprising
    Le conflit planétaire qui oppose les Kaiju, créatures extraterrestres, aux Jaegers, robots géants pilotés par des humains, n’était que la première vague d’une attaque massive contre l’Humanité. Jake Pentecost, un jeune pilote de Jaeger prometteur dont le célèbre père a sacrifié sa vie pour sauver l’Humanité des monstrueux Kaiju a depuis abandonné son entraînement et s’est retrouvé pris dans l’engrenage du milieu criminel.  Mais lorsqu’une menace, encore plus irrésistible que la précédente, se répand dans les villes et met le monde à feu et à sang, Jake obtient une dernière chance de perpétuer la légende de son père aux côtés de sa sœur, Mako Mori – qui guide une courageuse génération de pilotes ayant grandi dans l’ombre de la guerre. Alors qu’ils sont en quête de justice pour leurs camarades tombés au combat, leur unique espoir est de s’allier dans un soulèvement général contre la menace des Kaiju. ...

Critique de Mulder

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    Le premier volet distribué par Warner Bros de Pacific Rim (2013) co-écrit et réalisé par Guillermo Del Toro nous avait conquis par ses destructions massives, ses effets spéciaux spectaculaires et son casting efficace (Charlie Hunnam, Idris Elba, Rinko Kikuchi, Ron Perlman et Charlie Day). La fin ouverte laissait présager une suite. Pratiquement cinq ans plus tard et cette fois distribué et co-produit par Universal Pictures la suite tant attendue est enfin arrivée. Certes différente et nettement moins innovatrice que le précédent volet, cette suite ne manque pas d’attraits à commencer par ses nombreuses scènes spectaculaires de combat de jour (ceux du précédent volet faisait que l’action se déroulait majoritairement de nuit), ses nouveaux personnages dont le fils du Marshall Stacker Pentecost incarné ici par le comédien John Boyega (Attackj the Block (2011), Star Wars VII et VIII..),, la jeune surdouée Amara Namani et le soldat Nata Lambert (Scott Eastwood).

    L’intrigue de ce second volet reprend dix ans après les événements narrés dans le premier film. La brèche permettant aux Kaijus de pénétrer dans notre monde est maintenant fermée et les habitants de la terre tentent de reconstruire un monde détruit par ces monstres géants. Vivant de différents trafics Jake Pentecost préfère fuir son héritage familial (son père est mort en héros) et fait la connaissance de la jeune Amara Namari, une orpheline ayant réussi à construire son propre Jaeger. Arrêtés par les forces de l’ordre ils vont se voir proposer la prison ou incorporer une base militaire et intégrer une équipe de pilotes de Jaeger pour se tenir prêt dans l’éventualité que les Kaijus reviennent à la charge. Le scénario guère original a comme principale fonction de mettre en avant les nombreuses scènes de combat démentielles du film mais aussi de donner vie à plusieurs personnages susceptibles de revenir dans un troisième volet.

    On retrouve donc un univers que nous apprécions même si la sensibilité de Guillermo Del Toro et de Steven S. DeKnight différent aussi bien dans la manière d’aborder les priorités du récit (l’action passe ici avant les personnages) que l’utilisation des effets spéciaux nettement plus spectaculaires dans ce volet à défaut d’un scénario trop linéaire.

    Ancien scénariste sur de nombreuses séries (Buffy contre les vampires, Angel, Smallville, Dollhouse, Spartacus et plus récemment Marvel’s Daredevil), Steven S. DeKnight avait déjà à son actif la réalisation de plusieurs épisodes de séries mais Pacific Rim Uprising marque ses débuts au cinéma de manière très concluante. Certes son approche est moins ambitieuse que celle de Guillermo Del Toro et il semble se cantonner à remplir son cahier des charges avec une vraie volonté mais il oublie d’y apporter une véritable patte personnelle voire de nouvelles idées originales afin d’atteindre le niveau novateur du premier volet. Le film s’apparente ainsi par certaines de ses scènes de combat beaucoup à la saga Transformers y compris par son côté décérébré et fun à la fois.

    Certes on préférera de loin le premier volet mais celui-ci ne démérite pas à commencer par le retour des comédiens principaux du premier volet comme Rinko Kikuchi (Mako Mori), Burn Gorman (Dr. Hermann Gottlieb), Charlie Day (Dr. Newton Geiszler) mais aussi d’un casting féminin intéressant Cailee Spaeny (Amara), Jing Tian (Liwen Shao), Adria Arjona (Jules Reyes).Certes les scènes d’action sont très spectaculaires et les effets spéciaux parfaitement maitrisés mais on aurait aimé que le scénario soit nettement plus ambitieux qu’il ne l’est ici. La fin ouverte de ce volet laisse présager un troisième volet nettement plus spectaculaire…

    Vu le 23 mars 2018 au Gaumont Disney Village, Salle IMAX 3D E21 en VF

  • 3.5