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Ready Player one

  • Ready Player one
    2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l'OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l'œuf de Pâques numérique qu'il a pris soin de dissimuler dans l'OASIS. L'appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu'un jeune garçon, Wade Watts, qui n'a pourtant pas le profil d'un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Critique de Mulder

  • A Ophélie, Art3mis qui m’inspire à être meilleur

    Avant d’être le nouveau film de l’un des plus grands réalisateurs américains actuels, Ready Player one est un livre qui a marqué à jamais la mémoire de toute une génération de lecteurs, passionnée de pop-culture (cinéma, musique, littérature…). Publié en 2011 le livre est un hymne vibrant au cinéma par les nombreuses allusions dont cette œuvre se réfère en permanence mais aussi montre l’attachement d’un jeune auteur aux jeux-vidéo et témoigne surtout des dangers des nouvelles technologies. Après avoir terminé le livre juste avant la sortie du film il fut passionnant de voir autant les ajouts faits dans le film par rapport au livre et à contrario les nombreuses modifications apportées notamment en ce qui concerne certains personnages et scènes importantes du livre ne se retrouvant pas à l’écran.

    Certes le scénario co-écrit par l’auteur du livre Ernest Cline et Zak Penn réussit à retranscrire fidèlement la trame du livre homonyme mais surtout montre l’engagement total de ces deux brillants scénaristes à inclure dans le récit le temps de courtes scènes un maximum de personnages issus de l’industrie cinématographique que de l’industrie des jeux-vidéo. On découvre donc un futur angoissant dans lequel les gens pour la plupart très pauvres s’entassent dans des mobiles homes comme c’est le cas dans le livre et pour lesquels la principale échappatoire est un monde virtuel du nom d’OASIS. Cet univers créé par un clone de Bill Gates, James Halliday se voit devenir le centre de tous les regards à la mort de son créateur et à son dernier message faisant part d’une chasse au trésor et au fait que celui qui trouvera un certain œuf de paques numérique deviendra l’équivalent de Dieu dans cet univers virtuel mais aussi immensément riche.

    Ready Player One impose de nouveau Steven Spielberg comme un conteur hors pairs et s’impose dès sa découverte comme un véritable chef d’œuvre de la science-fiction. Non seulement dotée d’un scénario parfait aux nombreux rebondissements, l’intrigue n’oublie à aucun moment de développer les personnages principaux et surtout à inclure un nombre conséquent de personnages ou véhicules divers issus de nombreux films et jeux-vidéos. On pense ainsi notamment à King Kong, Retour vers le futur, Le géant de fer, Chucky, Tomb Raider. Comment ne pas voir non plus comme ce fut le cas dans le livre une nostalgie marquée pour les années 80, une époque dans laquelle Internet connaissait ses balbutiements et les jeux vidéos simplistes rencontraient une très large audience ainsi que de nombreux emprunts également de véhicules extraits de films (Mad Max, Speed Racer, Akira..).

    Pour son dix-huitième film, Steven Spielberg trouve avec Ready Player One l’occasion parfaite non seulement pour rendre hommage à des films qui l’ont marqué comme Shining de Stanley Kubrick mais aussi le temps d’une courte scène à Chucky et autres créatures mythiques du cinéma comme King Kong, Godzilla… De la même manière le film est non seulement le vecteur parfait pour une fois de plus sensibiliser le public aux dangers des nouvelles technologies mais aussi livrer un très beau portrait d’une société dans laquelle il devient plus simple de communiquer dans un monde virtuel (via notamment les réseaux sociaux) que dans la vraie vie. Poussée à son paroxysme aussi bien dans le livre que dans le film, la communication reste au cœur du récit mais également sur le partage du savoir et le fait que pour réussir il vaut mieux travailler en équipe qu’en solitaire.
    Les nombreux effets spéciaux parfaitement utilisés viennent ici renforcer le climax et non uniquement à masquer comme c’est trop souvent le cas la faiblesse d’une intrigue. Que cela soit l’excellente musique d’Alan Silvestri mais aussi le choix judicieux porté au casting pour les rôles principaux Tye Sheridan (Parzival / Wade), Olivia Cooke (Art3mis / Samantha), Ben Mendelsohn (Sorrento), Lena Waithe (Aech / Helen) Simon Pegg (Ogden Morrow), Mark Rylance (Anorak / Halliday), T.J. Miller (i-R0k) tout concourt à faire de Ready Player One l’un des films majeurs de cette année 2018.

    Comme dans le livre, on appréciera de retrouver la même importance donnée au personnage d’Art3mis (Olivia Cooke une fois de plus parfaite) dans le film. C’est elle en effet qui va donner au héros du film la force nécessaire pour se donner à fond dans sa quête, à l’amener à se dépasser continuellement et à donner une plus grande importance à sauver Art3mis qu’à sa propre vie. On se doute que ce rôle crucial dans le film devait revenir à une jeune comédienne au charme ravageur et qui électrise le film de chacune de ses scènes. Olivia Cooke (Ouija (2014), Katie Says Goodbye (2016)..) trouve ici avec Golem, le tueur de Londres (2016) l’un de ses meilleurs rôles et apporte au film une valeur ajoutée indéniable. On ne peut donc que vous conseiller de découvrir Ready Player One en version originale et surtout bénéficier de la meilleure salle possible pour apprécier à sa juste valeur notre film préféré de ce début d’année.

    Vu le 20 mars 2018 au Gaumont Champs-Elysées Marignan, Salle en VO

     

  • 5