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America

  • America
    Novembre 2016 : les États-Unis s’apprêtent à élire leur nouveau président.  AMERICA est une plongée vertigineuse au cœur de l’Arizona, à la rencontre des habitants d’une petite ville traversée par la Route 66, les héritiers cabossés du rêve américain qui nous livrent leurs espoirs et leurs craintes.

Critique de Mulder

  • «Les États-Unis, c’est un pays qui me fascine depuis toujours, un pays que j’aime et qui me désespère à la fois. En mai 2016, quand Donald Trump est devenu le candidat officiel du parti républicain, j’ai ressenti une certitude : cette campagne qui s’annonçait entre lui et Hillary Clinton, je voulais la vivre sur place. J’ai appelé Sylvain Leser, mon fidèle directeur photo, ainsi que Laurent Lavolé, mon producteur. Ils ont spontanément été intéressés par le projet, et on a monté ce film très rapidement. » Claus Drexel

    Après Affaire de Famille avec André Dussollier et Miou-Miou (2008), puis Au Bord du Monde, un documentaire sur les sans-abri parisiens (2014), America est le troisième long-métrage de Claus Drexel. Passionné par les Etats-Unis son documentaire nous alarme sur la situation d’une certaine partie des Etats-Unis et sur la classe sociale pauvre qui trop souvent sans aucune aide tente de survivre. Cette succession d’interviews nous livre donc un visage nettement moins rassurant des Etats-Unis et très loin de l’image donnée actuellement par le cinéma hollywoodien. On suit donc ce documentaire avec intérêt et on s’interroge réellement sur l’impact économique et social d’un Président américain qui semble prêt à tout pour réussir et qui entraine dans son sillage de nombreux américains désespérés.

    En permettant aux habitants de la petite ville de Seligman de s’exprimer librement, le réalisateur nous livre in documentaire passionnant et nous montre l’envers du décor d’une Amérique qui se veut donner l’exemple au reste du monde. Loin des grandes villes américaines, les inégalités sociales sont clairement montrées dans ce film et fait de celui-ci matière à livrer une véritable étude ethnologique et montre comment de nombreuses personnes pauvres ont voté pour Donald Trump qui apparait ici avec des idées nauséabondes et guère flatteuses pour l’image des Etats-Unis.

    Certes on peut comprendre ce sentiment de détresse qui se dégage de ces personnes pour la plupart survivant par des petits boulots dans une zone dans lequel le chômage domine. Pourtant ce documentaire aurait pu gagner en force en évitant un plan final qui s’éternise inutilement sur un train et en abordant des thématiques plus clairement déterminées.

    Vu le 14 février 2018 au Club Marbeuf

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