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Permission

  • Permission
    Anna et Will se connaissent depuis toujours : premier baiser, premier amour. Après 10 ans de relation, l’heure est venue de s’engager mais lors d’un dîner bien arrosé le meilleur ami du couple leur suggère une idée farfelue : pourquoi ne pas s’autoriser une relation avec un nouveau partenaire avec le consentement de l’autre ?  Ce qui semblait être un jeu entraine le couple dans une relation totalement libérée !

Critique de Mulder

  • Les comédies romantiques américaines ont tendance trop souvent à vouloir rentrer dans un moule préformaté permettant de plaire à un maximum de spectateurs quitte à banaliser le message véhiculé et à donner à la recherche de l’amour une approche trop surréaliste voire inoffensive. En cela, on ne remerciera jamais autant le cinéma indépendant pour donner un certain fond et à éviter une complaisance trop souvent présente. Dès la première scène de Permission, on découvre donc Anna et Will ensemble au lit et témoignant d’une véritable osmose entre eux.

    Ses amants inséparables qui entrent dans leur dixième année de vie ensemble semblent s’être toujours connus et faits l’un pour l’autre et témoigner d’un véritable amour. Pourtant, lors du repas célébrant leur dix ans, une étrange idée germe autour d’un repas avec des amis et si ils s’autorisaient pour épicer leur vie sexuelle de tenter d’autres expériencesen dehors de leur couple et voir si cela ne détruit en rien leur vie ensemble. Cependant les tournures de ces aventures extra-conjuguales vont prendre un drôle de tour et changer à jamais leur vie de couple.

    Pour son deuxième film après A bag of Hammers (2011), le réalisateur et scénariste Brian Crano trouve la bonne approche pour donner une vision moderne du couple et surtout de l’amour en plein New York. Certes le sujet du film n’est pas nouveau en soi mais Permission repose sur des comédiens qui se sont réellement enagés sur ce film et ont voulu donner à leur personnages la profondeur nécessaire. De la même manière en présent deux couples l’un homosexuel et l’autre plus traditionnel, le film donne une vision globale de ce qu’est un couple actuellement. Il n’y a donc pas réellement de méchant dans ce film ni de prise de position réelle du réalisateur et scénariste qui s’efface totalement derrière son sujet. On se prend donc d’affection pour ces personnages principaux et on suit avec intérêt leur évolution.

    Permission non seulement d’une photographie soignée mais aussi d’un excellent casting dans lequel on retrouve avec plaisir Rebecca Hall (Anna), Dan Stevens (Will), Gina Gershon (Lydia), François Arnaud (Dane), Jason Sudeikis (Glenn), Morgan Spector (Reece), Bridget Everett (Charlie) et David Joseph Craig (Hale).La caméra du réalisateur s’efface donc totalement derrière ses personnages et nous livre une histoire romantique autant moderne que réussie. On excusera donc les quelques baisses de rythme pour applaudir véritablement le travail de Rebecca Hall une nouvelle fois parfaite dans son rôe..Ce film mérite donc aisément que l’on s’y attache et on passe un bon moment de cinéma devant ce film qui sortira directement en e-cinéma sans passer par la case salles de cinéma.

    Vu le 28 février 2018 en VO

  • 3.5