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Black Panther

  • Black Panther
    Après les événements qui se sont déroulés dans Captain America : Civil War, T’Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier…

Critique de Mulder

  • A Adrian, ma fierté et mon meilleur élément

    C’est dans le comic Book Marvel Fantastic Four #52 en juillet 1966 que le scénariste Stan Lee et le dessinateur Jack Kirby ont le créé le personnage Black Panther. Longtemps avant Blade, Luke Cage, ce personnage fut le premier super-héros noir. Protecteur du royaume fictif du Wakanda dont il est non seulement le roi mais le protecteur, De nombreux comics lui furent dédiés et malgré le temps, il reste l’un des super héros les plus appréciés et surtout représente une manière pour l’univers des comics d’apporter une dose d’aventure et de dépaysement loin des nombreux super-héros urbains.

    Aperçu dans deux films d’animation Ultimate Avengers 2 (2006) et Next Avengers : Heroes of Tomorrow (2008), le personnage fut introduit dans le film Captain America : Civil Wars (2016) et remporta un véritable succès tant son personnage sonnait juste et permettait à l’univers cinématographique Marvel d’apporter son lot d’exotisme et surtout de respecter autant les comics originaux que la volonté de Marvel Studios d’ancrer ses personnages dans un univers réaliste. Black Panther se déroule donc après sa première apparition et on retrouve avec plaisir le comédien Chadwick Boseman dans le rôle principal.

    Il fallait une certaine audace pour pouvoir proposer une autre approche de l’univers cinématographique Marvel loin des super-héros que le public plébiscite et apprécie (Iron Man, Hulk, Captain America, Thor..). Black Panther se déroule hormis une scène au début du film et à la fin loin des Etats-Unis et place ainsi son histoire au Wakanda. Cette manière de proposer le mixte parfait entre film d’aventure, film de black exploitation tout en gardant l’essence des films de super héros de Marvel Studios nécessitait non seulement un excellent scénario mais aussi une réalisation solide et surtout un casting en parfaite adéquation.

    Découvert lors du festival du cinéma américain de Deauville en 2013 son premier film Fruitvale Station salué par la presse avait rencontré un certain succès en salle et surtout permis de redécouvrir le comédien fétiche de ce réalisateur Ryan Coogler Michael B. Jordan (Hardball (2001), Red Tails (2012), Chronicle (2012)). On sentait une véritable osmose entre ce réalisateur et ce comédien et ce n’était donc pas une surprise de les retrouver de nouveau réunis pour le spin-off de Rocky (Creed (2015)) et dans ce nouveau film de Marvel studios. Parfait dans le rôle du némésis de Black Panther, Michael B Jordan campe ainsi le personnage Erik Killmonger se revendiquant comme Roi du Wakanda quitte à imposer sa loi et prendre le pouvoir par la force. L’intelligence du scénario co-écrit par le réalisateur épaulé par Joe Robert Cole est de ne pas chercher constamment la surenchère mais de placer judicieusement son lot de scènes d’action spectaculaires tout en créant un univers solide propre à développer dans de prochains films les aventures de Black Panther que cela soit aux Etats-Unis ou de nouveau au Wakanda.

    Le réalisateur Ryan Coogler réussit parfaitement à se fondre dans le moule prédéfini de Marvel studios sans oublier de livrer un film qui lui est personnel dans lequel il aborde de nouveau la place des traditions dans la société, le dépassement de soi et surtout les relations complexes entre les individus. On pourrait pratiquement parler du premier film Marvel à connotation sociale et surtout rendant hommage à la fameuse blackexploitation qui a connu son heure de gloire dans les années 70 aux Etats-Unis. Le soin apporté au scénario se ressent aussi au niveau des nombreux costumes du film et des décors exotiques qui ornent du plus bel effet ce film. On comprend donc aisément à l’image du personnage campé magistralement par Andy Serkis que le réalisateur est influencé aussi bien par l’univers des grands films d’espionnage (impossible de ne pas penser à James Bond) mais aussi par de nombreux films des années 70.

    Le casting du film est également l’un des points forts aux très nombreuses qualités. On retrouve donc autour de Chadwick Boseman (T'Challa / Black Panther), Michael B. Jordan (Erik Killmonger), Lupita Nyong'o (Nakia), Danai Gurira (Okoye), Letitia Wright (Shuri), Martin Freeman (Everett K. Ross), Daniel Kaluuya (W'Kabi), Winston Duke (M'Baku), Angela Bassett (Ramonda), Forest Whitaker (Zuri) et Andy Serkis (Ulysses Klaue). .

    Enfin, on ne saurait trop vous conseiller d’attendre la fin du générique pour découvrir une scène certes pas spectaculaire mais annonçant l’un des films les plus attendus de l’année Avengers: Infinity War. Dire que l’on attend avec impatience le 25 avril est un doux euphémisme.

    Vu le 13 février 2018 au Gaumont Disney Village, Salle 01, L18 en VF

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