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Labyrinthe : le remede mortel (Le)

  • Labyrinthe : le remede mortel (Le)
    Dans ce dernier volet de l’épopée LE LABYRINTHE, Thomas et les Blocards s’engagent dans une ultime mission, plus dangereuse que jamais. Afin de sauver leurs amis, ils devront pénétrer dans la légendaire et sinueuse Dernière Ville contrôlée par la terrible organisation WICKED. Une cité qui pourrait s’avérer être le plus redoutable des labyrinthes. Seuls les Blocards qui parviendront à en sortir vivants auront une chance d’obtenir les réponses tant recherchées depuis leur réveil au cœur du Labyrinthe.

Critique de Mulder

  • #RIP Newt et Teresa

    Six mois après les événements intervenus dans le volet précédent Le labyrinthe : la terre Brûlée, on retrouve donc dans ce dernier volet qui semble constamment en manque d’inspiration au point d’appliquer des formules préconçues à succès (films de zombies, films catastrophes, films d’anticipations) en essayant de garder constamment l’attention des spectateurs quitte à leur proposer un montage approximatif de scènes d’action spectaculaires ponctuées par d’interminables prologues et une baisse de rythme constant..

    Pourtant à la vue de la première scène du film mélangeant un hommage à peine déguisé à la saga Mad Max et aux nombreux Westerns, le film aurait pu s’imposer comme le meilleur volet de cette saga. En effet, cette scène de sauvetage permet de rentrer directement dans l’action et bénéficie d’une véritable recherche esthétique. On y redécouvre le personnage attachant de Thomas ainsi que ses proches tentant de prendre le contrôle d’un train dans lequel sont emprisonnés de nombreux jeunes adultes ainsi que son ami proche Minho. Malheureusement la suite du film n’arrive pas rester au même rythme et on le suit avec guère d’attention. Le scénario de ce dernier chapitre repose uniquement sur le fait que Thomas et ses amis (les Blocards) partent en mission dans la dernière ville passée sous le contrôle de l’organisation Wicked afin de libérer Minho (qui ne se trouvait pas dans le wagon récupérer par ces héros malgré eux.

    Certes la trilogie bénéficie d’une véritable homogénéité avec le même casting (comédiens, réalisateur et scénariste) mais tombe dans le piège de proposer une adaptation trop linéaire et manquant cruellement d’inspiration. En s’éloignant du roman original, le scénariste T.S Nowlin n’arrive pas à retrouver toute la force et l’essence du roman homonyme. Pire, le scénario semble constamment vouloir surfer sur des recettes préétablies quitte à transformer un des personnages principaux en véritable zombie et le tuer afin de capter l’attention des spectateurs et de susciter leur émotion. Alors que le premier volet faisait preuve d’une véritable efficacité et que le second se regardait, ce dernier volet n’arrive pas à nous convaincre et s’éternise en dialogues sans fin. Certes ce dernier chapitre évite de peu la catastrophe que fut l’ultime volet de Hunger Games mais aurait mérité une fin plus inspirée en évitant comme celle-ci sur une plage servant de base.

    Il est d’autant dommage que le casting composé de Dylan O'Brien (Thomas), Kaya Scodelario (Teresa), Thomas Brodie-Sangster (Newt), Aidan Gillen (Janson), Giancarlo Esposito (Jorge), Rosa Salazar (Brenda), Ki Hong Lee (Minho) et Patricia Clarkson (Ava Paige) retient totalement notre attention. Même si on aurait aimé que le personnage de Teresa ait un rôle plus important et ne se cantonne pas à être un second rôle féminin et surtout ne meurt pas dans ce qui semble être une parodie involontaire inversée de Titanic. Reste que le comédien Dylan O'Brien confirme bien une nouvelle fois qu’il est aussi à l’aise dans les scènes d’actions que dans des moments plus dramatiques.

    Wes Ball montre également un véritable savoir-faire de conteur mais ne bénéfice malheureusement pas d’un scénario suffisamment peaufiné pour nous livrer une fin homérique d’une saga qui avait tous les ingrédients nécessaires pour s’imposer comme culte et inoubliable.

    Vu le 03 février 2018 au Gaumont Disney Village, Salle 11, en VF

  • 2.5