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Lady Bird

  • Lady Bird
    Christine « Lady Bird » McPherson se bat désespérément pour ne pas ressembler à sa mère, aimante mais butée et au fort caractère, qui travaille sans relâche en tant qu’infirmière pour garder sa famille à flot après que le père de Lady Bird a perdu son emploi. 

Critique de Mulder

  • “I'm broke but I'm happy, I'm poor but I'm kind
    I'm short but I'm healthy, yeah
    I'm high but I'm grounded, I'm sane but I'm overwhelmed
    I'm lost but I'm hopeful, baby
    What it all comes down to
    Is that everything's gonna be fine, fine, fine
    'Cause I've got one hand in my pocket
    And the other one is giving a high five” Alanis Morissette – Hand in my pocket

    Précédé d’une excellente réputation saluée par la critique US comme étant l’un des meilleurs films de l’année 2017, récompensé de deux Golden Globes (meilleur film musical ou comédie, meilleure actrice dans un film musical ou une comédie pour Saoirse Ronan), Lady Bird sera enfin dans nos salles de cinéma dès le 28 février prochain. Premier film écrit et réalisé en solo par Greta Gerwig (connu comme comédienne dans les films The House of the Devil (2009), Greenberg (2010), Sex Friends (2011), To Rome With Love (2012), Mistress of America (2015), Le Teckel (2016), Jackie (2017)..), Lady Bird s’impose dès sa découverte comme l’un des plus beaux films sur l’adolescence et le passage à l’adulte.

    Porté par l’interprétation remarquable et inoubliable de Saoirse Ronan, le film semi-autobiographique permet à cette jeune réalisatrice de faire une véritable déclaration d’amour à la ville de Sacramento et aussi de parler de son attirance vers les arts et la ville de New York. Le personnage principal Christine McPherson qui s’est donnée comme surnom Lady Bird n’a qu’un souhait quitter la ville de Sacramento et aller étudier loin de sa famille à New York. Entre une mère infirmière qui passe beaucoup de temps à son travail afin de compenser la perte d’emploi de son mari, son frère adopté et la copine de celui-ci, Lady Bird rêve de liberté loin de l’école catholique dans laquelle elle étudie. Entre ses premières amours, sa passion pour l’art, ses querelles avec sa mère et un père un peu perdu qui tente de retrouver un emploi dans une société préférant de jeunes employés sans expérience plutôt que des personnes plus âgées mais maitrisant parfaitement leurs tâches, la vie de Christine McPherson semble si ordinaire et pourtant.

    Pour un premier film une telle maturité au niveau du scénario et de la réalisation révèle un véritable engagement de la part de Greta Gerwig de livrer un premier film simplement magistral. En découvrant Lady Bird impossible de ne pas penser non plus à Good Will Hunting (1997) de Gus Van Sant dans laquelle on découvrir un adolescent en révolte et qui tente de trouver également sa place. Porté par une excellente bande son (Alanis Morisette, HAIM, Dave Matthews Band..), le film nous immerge dans un monde réaliste et nous révèle tout simplement le portrait d’une jeune adolescente qui tente d’intégrer un lycée à New York et de faire sa carrière. Une nouvelle fois, entre des rendez-vous galants, sa meilleure amie et des cours de théatre, elle va apprendre à se construire et à vivre pleinement sa vie. Loin des disputes avec sa mère qui lui montre les difficultés de vivre avec des moyens restreints, ses blessures personnelles, cette héroïne des temps modernes nous fascine et on tombe simplement sous le charme de celle-ci.

    Lady Bird dresse également un portrait de notre société passionnant dans lequel être adolescent n’est guère souvent facile. Entre les différents emplois, les études et une envie de croquer la vie à pleine dent, Christine « Lady Bird » McPherson ressemble à cette jeune génération ivre de vie et souhaitant simplement vivre sa passion et trouver sa place.On ne peut donc que vous conseiller de découvrir ce film au cinéma dès sa sortie..

    Vu le 23 janvier 2018 à la Salle Universal, en VO

     

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