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My Wonder Women

  • My Wonder Women
    L'histoire du psychologue William Moulton Marston, inventeur du détecteur de mensonges et créateur du personnage de Wonder Woman.

Critique de Mulder

  • Après avoir réalisé La coccinelle revient (1995) et DEBS (2004) et plusieurs épisodes de séries, My Wonder Women marque le retour réussi d’Angela Robinson à la réalisation d’un long métrage. Ecrit et réalisé par ses soins, My Wonder Women s’impose non seulement par son sujet passionnant mais aussi par son interprétation solide de ces trois rôles principaux Luke Evans (Professeur William Marston), Rebecca Hall (Elizabeth Marston) et la ravissante Bella Heathcote (Olive Byrne) (Orgueil et préjugé et zombies (2016) et Cinquante nuances plus sombres (2017)). Il fallait une certaine audace pour aborder la vie mouvementée du Professeur de psychologie à Harvard William Marston qui défraya les chroniques par ses recherches (le détecteur de mensonge) mais aussi par sa vie de couple à trois (avec sa femme et une étudiante). Ses mœurs assez tumultueuses pour son époque lui valut d’être expulsé d’Harvard et de se lancer dans le cinéma comme psychologue au sein des studios Universal. On retiendra surtout de lui qu’il fut le créateur de l’une des super-héros les plus connues au monde : Wonder woman (initialement appelé Suprema).

    On se doute qu’aborder la vie de William Marston nécessitait un scénario suffisamment solide pour ne pas choquer le puritanisme américain et surtout montrer en quoi sa vie personnelle en avance par rapport à son temps représente un véritable mouvement de liberté sexuelle. Loin d’avoir une vie traditionnelle, ce passionné était partagé entre sa femme et une jeune étudiante qui lui inspira en partie la création de Wonder Woman. On suit donc avec une véritable attention son parcours et sa manière de vouloir rester libre malgré une société américaine très sensible aux modes de vie uniformisés.

    Cette comédie romantique et dramatique nous touche par sa grande sensibilité et surtout la présence de la comédienne Rebecca Hall une nouvelle fois parfaite. Elle apporte au film une certaine grâce et une véritable féminité. On comprend aisément son amour partagé également entre son mari et cette étudiante et le fait que ces deux femmes forment un tout indissociable et sont à l’origine du personnage de Wonder woman. Loin de ces biopic aseptisés pour plaire au plus grand nombre, My Wonder Women ose aborder directement la vie d’une personne en avance par rapport sur son temps, une personne qui a vécu librement et totalement son amour avec deux femmes.

    Vu le 14 mars 2018 en blu-ray (import)

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