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Life and debt

  • Life and debt
    Depuis son indépendance en 1962, l'île de Jamaïque a eu beaucoup de difficultés de trouver un équilibre économique. Suite à la crise du début des années 1970, elle a dû emprunter de l'argent au FMI, une dette qui n'a pas cessé de grandir et qui a obligé le gouvernement à accepter la liberté d'échange draconienne de la mondialisation. Dès lors, le secteur agricole périclite en raison des importations américaines bon marché.

Critique de tootpadu

  • Un documentaire d'une approche universelle remarquable qui traite à tour de rôle du contraste entre le monde vu par les touristes et les indigènes, des problèmes des cultivateurs de légumes et de bananes, ainsi que de ceux des éleveurs bovins et de poulets, pour finir sur une évocation courte et triste d'un charpentier qui gagne mieux sa vie depuis que la demande de cercueils pour les victimes de la violence a augmenté. Le tout est savamment rythmé par des interventions d'hommes politiques jamaïquens et un représentant du FMI, de même que par des chansons locales qui prennent la mysère ambiante comme thème de leurs revendications.
    La réalisatrice se garde avec intelligence de proférer des accusations faciles ou des solutions miracles et elle permet plutôt de mieux appréhender la complexité du sujet et les préoccupations des partis engagés. Jamais misérabiliste, mais plutôt mélancolique par les citations des textes de Jamaica Kincaid, le documentaire démontre un des aspects néfastes de la mondialisation à tout prix : une déchéance économique qui devient sociale des pays pauvres, à la merci des pays riches qui gouvernent la politique financière et économique mondiales.

    Vu le 09 avril 2004, au Cinéma des Cinéastes, Salle 3, en VO

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