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Wonder wheel

  • Wonder wheel
    Wonder Wheel croise les trajectoires de quatre personnages, dans l'effervescence du parc d’attraction de Coney Island, dans les années 50 : Ginny, ex-actrice lunatique reconvertie serveuse ; Humpty, opérateur de manège marié à Ginny ; Mickey, séduisant maître-nageur aspirant à devenir dramaturge ; et Carolina, fille de Humpty longtemps disparue de la circulation qui se réfugie chez son père pour fuir les gangsters à ses trousses.

Critique de Mulder

  • Woody Allen ne cesse de nous étonner et de proposer des films qu’il est le seul à pouvoir réaliser. Loin des studios américains, il a su garder une véritable indépendance pour signer des œuvres qui continuent à nous étonner, voire à nous renvoyer une vision de notre société et de ses nombreuses inégalités.

    Ecrit et réalisé par ce virtuose, Wonder Wheel n’est certes pas son meilleur film et ne s’imposera pas comme un de ses nombreux classiques (Manhattan (1979), Meurtre mystérieux à Manhattan (1993), Scoop (2006)..) mais il bénéficie d’un excellent casting dans lequel on retrouve dans les rôles principaux Kate Winslet (Ginny), James Belushi (Humpty), Justin Timberlake (Mickey) et Juno Temple (Carolina) et surtout nous livre une belle reconstitution des années 50.

    L’intrigue de Wonder Wheel se déroule principalement aux environs de Deno's Wonder Wheel Amusement Park à Coney Island et repose sur les relations dans une famille américaine composée d’une ex-actrice reconvertie en serveuse Ginny, son mari Humpty opérateur de manège et la fille de celui-ci Carolina qui tente de fuir des gangsters à ses trousses. Lorsqu’un pur hasard va mettre sur la route de Ginny et Carolina un maitre-nageur Mcikey rêvant de cinéma, la famille va se désagréger et amener une véritable source de conflit au sein de ce foyer atypique. Woody Allen n’a pas de pareil pour donner vie à des personnages originaux et surtout nous livrer d’excellents dialogues. De ce côté, Wonder Wheel fonctionne parfaitement et montre une nouvelle fois que Justin Timberlake est un artiste complet capable de changer en passant d’un des meilleurs showmen actuel à un comédien véritable capable de donner le meilleur de lui-même dans des films que cela soit des comédies grand public ou comme ici de films d’auteur. En tant que narrateur du film le personnage de Mickey introduit le récit et jouera un rôle central dans l’intrigue de celui-ci.

    Pourtant, il faut reconnaître que malgré de nombreuses qualités, Wonder Wheel n’arrive pas à trouver un rythme constant et semble manquer cruellement d’ingéniosité et se limiter à raconter une histoire trop simpliste. Reste un travail remarquable non seulement au niveau des décors mais aussi du soin apporté au niveau de la lumière et des couleurs du film. Wonder Wheel constitue donc un divertissement inégal mais mérite amplement le détour ne serait-ce pour retrouver Justin Timberlake un comédien que nous apprécions et qui possède une véritable présence. Il donne au film ses meilleures scènes. Pour son quarante-septième film Woody Allen n’a rien perdu de la verve qui caractérise son œuvre mais on attend plus d’un tel artiste complet qu’une simple intrigue

    Vu le 10 janvier 2018

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