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Burn out

  • Burn out
    Tête brûlée, accro aux sensations fortes, Tony ne vit que pour une seule chose : devenir pilote professionnel de moto superbike. Jusqu'au jour où il découvre que la mère de son fils est liée à la pègre manouche. Seule issue pour la sortir de cet engrenage : mettre ses talents au service des truands. Pilote de circuit le jour, go-faster la nuit, Tony est plongé dans une spirale infernale qui le mène au bord de la rupture…

Critique de Mulder

  • Co-écrit et réalisé par Yann Gozlan Burn Out n’a rien à envier aux films d’action américains actuels mixant avec efficacité scènes d’action spectaculaires et portrait d’un héros moderne capable de passer du mauvais côté de la loi pour protéger une personne qui lui tient à cœur. On pense inévitablement à Drive en découvrant le troisième film de Yann Gozlan (Captifs (2009), Un homme idéal (2014)), Tony souhaite devenir un pilote professionnel de moto superbike et entre son métier de manutentionnaire et sa passion dévorante a mis sa vie familiale de côté suite à son divorse. Pourtant lorsque son ex-femme se retrouve malmenée par une pègre manouche suite à une dette importante, il n’aura pas le choix que de mettre son don de pilote hors pair au service de ces truands et devenir un go-faster.

    Le scénario assez simpliste se révèle plutôt très prenant et il faut reconnaitre que le réalisateur très inspiré nous livrer d’excellentes scènes en filmant parfaitement les nombreuses scènes de courses de moto de ce film. De la même manière, il n’oublie à aucun moment de donner une réelle profondeur psychologique aux personnages principaux et en montrant comme un simple homme se retrouve relié à un dangereux réseau mafieux capable des pires actions. Il serait pas contre trop simpliste de voir en ce film un simple Fast and Furious à la française car le réalisateur semble plus intéressé à décrire un personnage à l’âme tortueuse que de livrer un film d’action sans âme et répétitif.

    En adaptant le roman Balancé dans les cordes de Jérémie Guez qui se déroulait dans le milieu de la boxe et en le transposant ici à celui des courses de moto réussit cependant à en garder l’âme c’est-à-dire la descente en enfer d’un homme prêt à tout pour protéger sa famille. Tony est un personnage intègre qui va devoir revoir sa ligne de conduite pour se transformer en véritable justicier et affronter ce gang. Le réalisateur a su s’entourer d’un casting intéressant en donnant le rôle principal à un jeune comédien François Civil(Tony) et en l’entourant de plusieurs second rôles plus ou moins efficaces comme Olivier Rabourdin (Migue), Manon Azem (Leyla), Samuel Jouy (Jordan), Narcisse Mame (Moussa) et Sam Louwyck (Paterson).

    Burn out ne révolutionnera certes pas le film d’action mais montre à prouver que le cinéma français est capable de tenir tête aux blockbusters américains et à livrer des films certes simples mais diablement efficaces.

    Vu le 11 décembre 2017 à l’UGC Ciné-cité Bercy

  • 3.5