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Tout la-haut

  • Tout la-haut
    Scott, jeune surdoué du snowboard, n’a qu’un rêve : être le premier. Il veut réaliser ce que personne n’a réussi : aller tout en haut de l’Everest et tenter la descente de la plus pure, de la plus raide, de la plus dangereuse des pentes. En arrivant à Chamonix, capitale mondiale de la glisse, son destin va croiser la route de Pierrick, ancien champion devenu guide de montagne. Une rencontre qui pourrait bien le conduire jusqu’au sommet.

Critique de Mulder

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    Le premier film de Serge Hazanavicius qu’il a co-écrit avec Stéphane Dan, Marie-Noëlle Dana et Alexis Galmot lui permet de proposer une histoire qui lui tient à cœur en qualité de riders et de dresser le portrait de deux passionnés de ski. On retrouve ainsi dans les rôles principaux Kev Adams (Scott) et Vincent Elbaz (Pierrick Lefranc) mais également au casting Bérénice Bejo (Sandrine Lefranc), Martijn Lakemeier (Liam), William Hope (Travis Jones), Neri Marcoré (Giorgio), Mélanie Bernier (Kelly Larsen) et même le réalisateur de ce film Serge Hazanavicius (Bombass). Ce film d’aventure tourné uniquement en décors naturels repose non seulement sur l’interprétation solide de ces deux comédiens principaux mais aussi bénéficie d’un scénario parfaitement maitrisé.

    Certes l’intrigue qui suit le parcours du jeune Scott, snowboarder dont le rêve est d’être le premier à réussir la descente de l’Everest considérée comme la plus difficile et dangereuse n’ est pas d’une réelle originalité mais elle permet de proposer un film d’aventure dans de beaux espaces naturels. L’action du film se situe donc dans le massif du Mont-Blanc (côté français et côté italien), au Népal (à Katmandou) et dans un village qui s’appelle Balthali. En utilisant différentes caméras pour rester le plus près de l’action, le réalisateur réussit à créer un véritable envoutement permanent.

    Kev Adams jusqu’à ce film sauf rares exceptions comme Un sac de billes (2017) trouve enfin son rôle de la maturité de la même manière que fut Tchao Pantin pour Coluche. Après des films qui n’ont pas tous retenu notre adhésion comme les décevants Fiston (2014), Les Nouvelles Aventures d'Aladin (2015) et plutôt réussis comme Fiston (2014), Amis publics (2016), ce film lui permet enfin de dévoiler l’étendue de son talent et on ne peut qu’espérer que la suite de sa carrière lui permettra de persévérer dans des comédies dramatiques loin de ces comédies grand public aussi vite vues qu’oubliées.

    Vu le 18 décembre 2017 à l’UGC Ciné-cité Bercy, salle 23

     

  • 3.5