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Ferdinand

  • Ferdinand
    Ferdinand est un taureau au grand cœur. Victime de son imposante apparence, il se retrouve malencontreusement capturé et arraché à son village d’origine. Bien déterminé à retrouver sa famille et ses racines, il se lance alors dans une incroyable aventure à travers l’Espagne, accompagné de la plus déjantée des équipes !

Critique de Mulder

  • Voici donc le dernier film du studio d’animation Blue Bkye créé en 1987 par Chris Wedge sous le giron de Fox Entertainment Group. Avec le rachat de 21st Century Fox par The Walt Disney Company, ce studio change donc de propriétaire ce qui on s’en doute amènera certaines modifications notables dans les prochaines productions. On espère également que ce changement important de propriétaire aura des conséquences bénéfiques en France notamment en mettant un terme aux manières d’agir détestables d’une certaine agence de communication presse web abusant de sa position dominante pour museler la presse web à sa guise. Ferdinand est également le septième long métrage d’animation de Carlos Saldanha après L'Âge de glace (2002) (co-réalisé avec Chris Wedge) Robots (2005) (également avec Chris Wedge), L'Âge de glace 2 (I2006), L'Âge de glace 3 (2009) (co-réalisé avec Mike Thurmeier), Rio (2011) et Rio 2 (2014). On retrouve au scénario Robert L. Baird et Brad Copeland.

    Avant d’être un long métrage d’animation, l’histoire de Ferdinand fut d’abord un conte pour enfants écrit par le romancier Munro Leaf en 1936 et qui fut adapté en 1938 en court métrage d’animation par les studios The Walt Disney company. Impossible non plus de ne pas penser à La ferme se rebelle (2004) des mêmes studios Disney. On découvre donc ce taureau au grand cœur grand défenseur de la nature et refusant de se battre inutilement et de s’entrainer pour devenir l’attraction d’une corrida abattant des taureaux par des pratiques que nous pouvons que condamner. Réussissant à s’échapper de son ranch, il trouve refuge chez une jeune adolescente et son père fermier qui vivent des ventes de la plantation de fleurs. Cette belle rencontre est au centre de ce long métrage parfaitement maitrisé aussi bien en terme d’animation que sur un scénario certes assez simpliste mais donnant aux personnages principaux suffisamment de profondeur.

    En grandissant le jeune taureau Ferdinand est devenu un véritable colosse et se rend compte que les nombreux taureaux qui sont envoyés à la corrida sont destinés à être massacrés par un toréador imbu de lui-même et collectionnant les cornes des nombreux taureaux morts dans l’arène. Ferdinand aborde ainsi comme ce fut le cas récemment dans Coco la mort d’un être proche ainsi que le fait qu’il faut toujours écouter son cœur pour réussir et surtout toujours se battre pour ses convictions. Certes le film aborde la culture espagnole notamment entre la relation entre les humains et les taureaux mais ne réussit pas totalement à nous émouvoir et à transcender cette histoire par son universalité. Reste des personnages attachants et surtout une utilisation parfaite de différentes musiques (Nick Jonas, John Powell..)

    On ne peut qu’apprécier le grand soin porté par le studio Blue Sky dans l’élaboration de ses longs métrages et surtout par le travail accompli sur l’animation parfaitement fluide et donnant à ces personnages de réelles émotions. Une nouvelle fois nous ne pouvons que conseiller de découvrir ce film en version originale tant le travail accompli sur le casting vocal est important. On retrouvera ainsi au casting vocal : John Cena (Ferdinand), Kate McKinnon (Lupe), David Tennant (Angus), Gina Rodriguez (Una), Bobby Cannavale (Valiente), Anthony Anderson (Bones), Flula Borg (Hans), Daveed Diggs (Dos). Ferdinand n’a certes pas la patine des meilleurs films d’animation de Pixar Animations Studios mais ne démérite pas pour autant.

    Vu le 17 décembre 2017 au Pathé La Villette, salle 06 place A10

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