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Je vais mieux

  • Je vais mieux
    Un quinquagénaire est victime d’un mal de dos fulgurant. Tous les médecins, les radiologues et les ostéopathes du monde ne peuvent rien pour lui : la racine de son mal est psychologique. Mais de son travail, de sa femme ou de sa famille, que doit-il changer pour aller mieux ? 

Critique de Mulder

  • Certains films vous renvoient une image de vous-mêmes en abordant des thématiques dans l’air du temps. Ainsi, Je vais mieux capte parfaitement la crise de la cinquantaine et nous livre une comédie douce-amère réussie et interprétée par un casting attachant. Que faire lorsque son couple bat de l’aile, que l’un de ses collègues a décidé de vous pourrir la vie et vous rabaisser en permanence et que votre corps vous lâche. En onze films dont notamment Les Émotifs anonymes (2010), Une famille à louer (2015) le réalisateur et scénariste Jean-Pierre Améris a réussi à créer un univers qui lui est propre et surtout à s’entourer d’excellents comédiens.

    En adaptant librement le roman homonyme de David Foenkinos Jean-Pierre Améris renoue avec le cinéma d’auteur de manière magistrale. Loin de recourir à des effets inutiles, sa mise en scène scie parfaitement au récit et permet de suivre avec intérêt tel un documentaire le parcours de ce quinquagénaire qui après un mal de dos important et alors que les nombreux spécialistes consultés ne trouvent rien d’anormal. Entre des parents ne le mettant pas en confiance, une femme qui souhaite le quitter et un collègue qui le harcèle moralement, la vie de Laurent (Eric Elmosnino) est devenue un véritable enfer. Pourtant sa rencontre avec Pauline (Alice Pol) et le fait qu’il ai enfin décidé de ne plus se laisser faire va lui permettre de retrouver un équilibre à sa vie.

    Je vais mieux réussit à s’imposer comme une comédie dramatique originale en abordant des thématiques différentes et surtout en s’éloignant d’un cinéma commercial et trop souvent abêtissant. On retrouve avec un véritable plaisir un casting de comédiens que nous apprécions comme Ary Abittan (Edouard), Judith El Zein (Elise), Alice Pol (Pauline), François Berléand (Audibert), Henri Guybet (Père de Laurent), Lise Lametrie (Mère de Laurent), Maud Baecker (Alice).

    Impossible de ne pas voir dans ce film également un univers Kafkaïen dans lequel le personnage principal transformé suite à un souci de dos se retrouve plonger dans un univers hostile dans lequel il devra pourtant trouver sa place. En cela le nouveau film de Jean-Pierre Améris nous étonne, nous passionne et nous permet de découvrir un film teinté d’un ordinaire profond qu’aussi efficace.

    Vu le 30 novembre 2017 au Club Marbeuf

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