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Girls trip

  • Girls trip
    Quand quatre amies de longue date s’envolent pour la Nouvelle Orléans afin d’assister au festival Essence, leurs liens d’amitié se renforcent tandis que les côtés sauvages de chacune se révèlent. Entre danses, alcools, bagarres et romances, toutes les conditions sont réunies pour enflammer la ville. 

Critique de Mulder

  • Sorti aux Etats-Unis le 21 juillet dernier et s’étant imposé comme la comédie US de cet été, Girls Trip arrive enfin après plusieurs mois dans nos salles de cinéma dès le 13 décembre (le film est disponible en blu-ray et DVD en import depuis le 17 octobre dernier). Ce choix de diffusion tardive en Europe présente dans un contexte mondial quelques difficultés pour donner à ce film toutes ses chances de rencontrer son public en salles. Pourtant, il faut reconnaitre que cette comédie s’avère réussie et peut apparaître aisément comme le pendant féminin de Very Bad Trip.

    Une bonne comédie américain repose comme le montre ici une nouvelle fois avec brio ce film sur différents éléments importants qui doivent être savoureusement dosés. D’un côté les assises doivent être solides et donc reposer sur un scénario consistant permettant de nombreux rebondissements et donnant suffisamment de matières aux personnages principaux pour donner vie à leur personnage. Co-scénarisé par Erica Rivinoja, Kenya Barris et Tracy Oliver l’histoire permet de suivre cette bande de quatre amies qui vont se retrouver à la Nouvelle-Orléans afin d’assister au festival Essence. De révélations en révélations, leur amitié sera remise en question puis consolidée pour notre plus grand plaisir. Le second élément très important d’une comédie est de bénéficier d’un réalisateur habitué à mettre en scène des comédiens et trouvant le parfait tempo tout en dirigeant des comédiens pour les amener à donner le meilleur d’eux-mêmes. Malcolm D. Lee avait déjà à son palmarès les comédies très réussies Undercover Brother : Un agent très secret (2002), Soul men (2008) et aussi réalisé Scary movie 5 (2013) et Barbershop 3 (2016). Son nouveau film et plus grand succès à ce jour lui permet enfin de bénéficier d’une sortie mondiale (certes retardée) et de rencontrer ainsi un plus grand public. Enfin, l’élément le plus important est de bénéficier d’un casting solide et consistant. C’est ici même une des raisons du succès important aux Etats-Unis vu que l’on retrouve dans les rôles principaux Regina Hall (Ryan Pierce), Queen Latifah (Sasha Franklin), Jada Pinkett Smith (Lisa Cooper), Tiffany Haddish (Dina), Larenz Tate (Julian Stevens), Mike Colter (Stewart Pierce), Kate Walsh (Elizabeth Davelli) et Kofi Siriboe (Malik).

    Certes certaines scènes dépassent aisément le cadre du politiquement correct et montrent une totale liberté de ton donnée au réalisateur. On assiste ainsi à un véritable feeling movie vantant le fait d’être bien dans sa peau passe inexorablement à savoir lâcher prise de temps en temps et surtout profiter à fond de ses vacances pour reprendre son travail avec une forme indéniable. Les nombreux débordements dues à la consommation de drogue, à des agissements sexuels trouvent ici une véritable force sans nécessairement entrainer leur condamnation. Les comédies américaines plutôt aseptisées qui déferlent régulièrement sur nos grands écrans risquent de se voir révisées afin de répondre à la demande d’un public nettement plus friand de voir des comédies dévergondées et efficaces.

    On passe donc un bon moment à suivre ce film et sans s’offusquer par certaines scènes plutôt assez crues, on apprécie de retrouver des comédiennes que nous apprécions enfin dans des rôles consistants et surtout donnant une vision plutôt juste de la féminité dans notre société actuelle. On vous conseille donc de découvrir ce film au cinéma pour en profiter pleinement.

    Vu le 20 novembre 2017 à l’UGC Ciné-cité Bercy, salle 33, en VO

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