Logo
Accueil > Reviews > Faute d'amour

Faute d'amour

  • Faute d'amour
    Boris et Genia sont en train de divorcer. Ils se disputent sans cesse et enchaînent les visites de leur appartement en vue de le vendre. Ils préparent déjà leur avenir respectif : Boris est en couple avec une jeune femme enceinte et Genia fréquente un homme aisé qui semble prêt à l’épouser... Aucun des deux ne semble avoir d'intérêt pour Aliocha, leur fils de 12 ans. Jusqu'à ce qu'il disparaisse.

Critique de Mulder

  • Le cinéma russe est un cinéma fascinant car possède non seulement de grands réalisateurs mais aussi des comédiens intéressants et passionnés. Dans le cadre de l’opération Cannes à Paris nous avons eu l’occasion de découvrir le nouveau film d’Andrey Zvyagintsev nous narrant le déconstruction d’un couple en plein divorce confronté à la disparition de leur fils unique de 12 ans Aliocha. Les longues recherches menées aussi bien par la police que le voisinage n’amène à rien hormis à révéler les blessures anciennces de ce couple maudit.

    Dans cette histoire mettant en exergue l’indivualisme et l’égoisme d’une génération d’adulte préférant leurs propres intérêts que ceux de leurs enfants, le réalisateur Andrey Zvyagintsev trouve une parfait approche. Ainsi il retient notre attention et fait une critique de notre société actuelle avec panache. En montrant l’incapacité et l’inaction des forces de l’ordre déboussolées, le film tend à montrer l’importance d’unir ses forces pour réussir ensemble où l’Etat est impuissant. On peut ainsi voir dans ce film une véritable attaque du gouvernement russe et au fait que les citoyens sont les seuls à pouvoir réellement réagir.

    Faute d’amour se révèle ainsi être bouleversant dans son histoire mais aussi face à notre monde actuel totalement indifférent et mutique face aux différentes attaques et enlèvements qui pèse sur lui. Honoré du prix du jury lors du 70ème festival de Cannes, Faute d’amour s’impose comme une réussite exemplaire marquée par la présence de deux grands comédiens Alexey Rozin et Maryana Spivak. On ressort du film ému et heureux d’avoir non seulement découvert un grand réalisateur mais aussi un film humble et réussi comme on aimerait en voir plus souvent.

    Vu le 28 mai 2017 au Gaumont Opéra Capucines, Salle 1, en VO

     

  • 4