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Justice League

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    Après avoir retrouvé foi en l'humanité, Bruce Wayne, inspiré par l'altruisme de Superman, sollicite l'aide de sa nouvelle alliée, Diana Prince, pour affronter un ennemi plus redoutable que jamais. Ensemble, Batman et Wonder Woman ne tardent pas à recruter une équipe de méta-humains pour faire face à cette menace inédite. Pourtant, malgré la force que représente cette ligue de héros sans précédent – Batman, Wonder Woman, Aquaman, Cyborg et Flash –, il est peut-être déjà trop tard pour sauver la planète d'une attaque apocalyptique…

Critique de Mulder

  • Apparue pour la première fois en mars 1960 dans la série de comics The Brave and the Bold numéro 28, l’équipe de super-héros de l’éditeur DC comics réunissait les super-héros Aquaman, Batman, Flash, Green Lantern, Martial Manhunter, Superman et Wonder Woman. De nombreuses séries d’animation, de films d’animation permirent de faire découvrir cette équipe sous différents formats à un très large public. Après de nombreux films plus ou moins réussis sur les super-héros Batman et Superman et récemment l’excellent Wonder Woman il était inévitable pour concurrencer sur leur propre terrain l’univers cinématographique Marvel de proposer enfin une adaptation live de Justice League et ainsi de mettre en place l’univers cinématographique DC comics. Ainsi après Man of Steel, Batman vs Superman, L’aube de la justice et Wonder woman, on retrouve ainsi ici avec le même plaisir   Ben Affleck (Batman / Bruce Wayne),  Henry Cavill (Superman / Clark Kent), Gal Gadot (Wonder Woman / Diana Prince), Amy Adams (Lois Lane), Jeremy Irons (Alfred), Diane Lane (Martha Kent), et Connie Nielsen (La Reine Hippolyte) précédemment vus dans les films précédents. On découvre surtout des personnes entrevus furtivement ou non dans les films précédents comme Ezra Miller (Flash / Barry Allen),  Jason Momoa (Aquaman / Arthur Curry),  Ray Fisher (Cyborg / Victor Stone), J.K. Simmons (Commissaire Gordon), Amber Heard  (Mera).

    On retrouve aussi à la réalisation Zack Snyder (épaulé sur quelques scènes par Joss Whedon) après qu’il ait mis en scène après Man of Steel et Batman vs Superman.. L’univers visuel reste donc cohérent et malheureusement sans aucune remise en question véritable des différents éléments qui empêchaient ses deux précédents films de s’imposer comme la trilogie The Dark knight de Christopher Nolan comme des modèles du genre. Dans le cas présent le scénario semble uniquement servir à réunir cette fameuse justice League après avoir ressusciter Superman (curieusement absent des différentes bandes annonces). De la même manière on retrouve des effets spéciaux trop présents à l’écran au point de rappeler plus l’impression d’être devant un jeu vidéo comme Injustice 2 que dans un film de super héros analysant avec intelligence la psychologie des personnages principaux. En cela on aurait aimé une plus grande présentation des nouveaux personnages que sont Cyborg, Flash et Aquaman.Le film aurait ainsi gagné en efficacité au lieu de n’être qu’un simple affrontement longuet entre la Justice League et les forces de SteppenWolf.

    Alors que Marvel studios continue à nous apporter des adaptations très inspirées de ses propres comics comme encore très récemment l’excellent Thor Ragnarok et prochainement Avengers Infinity Wars (avril 2018), Warner Bros tente à trouver difficilement la bonne approche pour créer un univers cinématographique réussi et immersif. Les nombreuses longueurs dans ce film et le manque de dialogues semblent témoigner de la difficulté d’arriver à un résultat probant. Certes, les nombreuses scènes mettant en avant Gal Gadot dans le rôle de Wonder Woman sont très réussies comme celles misant sur Aquaman et le retour de Superman autant celles avec Flash ne retiennent pas notre attention. En effet comment après l’excellente série Flash découvrir une nouvelle adaptation faisant de ce personnage un jeune scientifique manquant de clairvoyance et de lucidité et apparaissant comme même stupide comme le révèle une scène du film dans laquelle celui-ci ne semble pas savoir où se trouve le littoral ni comment appréhender ses relations avec les autres membres de Justice League. On reste donc trop loin du personnage de l’actuelle excellente série et de l’interprétation parfaite de Grant Justin. De la même manière , le personnage de Cyborg est à peine esquissé et on aurait aimé en apprendre plus.

    Ce n’est donc pas un hasard fortuit de voir au générique de Justice League Josh Wheedon qui fut le réalisateur d’Avengers. Malheureusement la mise en scène trop stylisée se rapproche trop de celle de Zack Snyder avec ses ralentis inutiles et une direction de comédiens souvent hésitante et ne semble pas mettre en avant les quelques scènes qu’il a du tourner pour ce film ni son apport sur le scénario. De la même façon, aucune scène n’arrive à atteindre l’ampleur de celles vues dans les dernières productions Marvel studios. Ben Affleck dans le rôle de Batman n’arrive pas à donner la force et l’épaisseur apportées par christian Bale dans The Dark knight et semble vouloir uniquement s’éloigner de ce rôle (au point d’avoir refusé de réaliser un nouveau Batman).

    Cependant, certains plans du film nous montrent ce qu’auraient pu être Justice League avec un scénario nettement moins quelconque et surtout le pouvoir de ses êtres surhumains, de véritables dieux parmi les hommes hormis pour Batman comme le fait remarquer dans une scène du film Aquaman. Certes la courte reprise du thème de Superman est parfaitement amenée et le choix de Danny Elfman se révèle judicieux pour amener une véritable ambiance au film. De la même manière les nombreuses nouvelles armes de Batman renforce son statut de leader et de super héros dont le seul vrai pouvoir est son endurance et le fait d’être un milliardaire et scientifique aguerri.

    Justice league rate donc le fait de devenir un des événements majeurs de cette année cinématographique. Le film affirme surtout la place de leader des studios Marvel pour adapter à la perfection des comics et surtout nous proposer des scènes imposantes et inoubliables. Certes, ce film laisse une ouverture réelle à Warner Bros de créer un univers DC Comics comme le montre cette scène finale en pleine mer de Lex Luthor missionnant Deathstroke de monter une équipe de super vilains. Justice league reste donc un divertissement musclé qui trouvera aisément son public à défaut de plaire aux véritables passionnés de comics. On attend donc maintenant avec impatience The Batman de Matt Reeves car on se doute que ce réalisateur réussira à injecter une véritable âme à son film et contrairement à Justice League ne pas se contenter d’être une opération marketing colossale pour Warner Bros pour vendre de nombreux produits dérivés.

    Vu le 15 novembre  2017 au Gaumont Disney Village, Salle 11, place E18 en IMAX et en VO

  • 2.5