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Pitch Perfect 3

  • Pitch Perfect 3
    Après avoir remporté les championnats du monde, les Bellas se retrouvent séparées et réalisent qu’il n’existe pas de perspective de travail qui permette de faire de la musique avec sa bouche. Mais lorsqu’on leur offre la chance de se retrouver une nouvelle fois sur scène pour une tournée à l’étranger, ce groupe de nerds se réunit pour une dernière nouvelle aventure musicale.

Critique de Mulder

  • Débuté en Septembre 2012 (mai 2013 pour la France), la saga Pitch Perfect s’est imposée aisément dans notre Cœur par ses personnages attachants, ses nombreux numéros musicaux dont un à cappella de Anna Kendrick resté à jamais gravé dans notre mémoire. Le second volet sorti en 2015 n’atteignait certes pas l’efficacité et l’émotion qui se dégageaient du premier volet mais on retrouvait avec un plaisir intact les Bellas de Barden dans de nouvelles aventures. Le second volet permettait également de voir arriver dans cette troupe le personnage de Emily (Hailee Steinfeld) et les comédiennes principales du premier volet Anna Kendrick (Beca), Anna Camp (Aubrey), Brittany Snow (Chloe), Rebel Wilson (Amy la baleine), Alexis Knapp (Stacie), Ester Dean (Cynthia Rose), Hana Mae Lee (Lilly), Kelley Jakle (Jessica). D’autres personnages revenaient aussi le temps de quelques scènes comme Skylar Astin (Jesse), Ben Platt (Benji), Shelley Regner (Ashley), Adam Devine (Bumper), Elizabeth Banks (Gail), John Michael Higgins (John).

    Après un premier volet réalisé par Jason Moore, un second par la comédienne Elizabeth Banks, le troisième volet et dernier de la saga revient à Trish Sie. Le scénario des trois films reste à la charge de Kay Cannon (épaulé pour ce ici par Mike White) malheureusement ce volet est le plus faible et la trame scénaristique ne préserve aucune réelle surprise et s’enlise dans une ramassis de scénettes guère palpitantes et de numéros musicaux certes réussis mais réellement platement filmés. Avec un tel casting féminin ce troisième volet aurait pu clôturer la saga en marquant une séparation émouvante entre les membres des Bellas de Barden malheureusement en incorporant le père d’Amy la Baleine l’intrigue s’oriente une intrigue rocambolesque et inutile.

    Autant les deux premiers volets nous avaient conquis par le panache de ce casting féminin et par l’humour omniprésent et surtout par les nombreuses reprises réussies qui font tout le charme de cette saga autant ici le manque réel d’ambition et une réalisation hésitante et trop plate font qu’il est difficile de retenir notre attention. Les quelques numéros musicaux manquent cruellement d’ambition et surtout n’arrivent pas à mettre suffisamment en valeur le potentiel d’Hailee Steinfeld ni à permettre à Anna Kendrick de donner une réelle épaisseur à son personnage. La trop courte durée du film n’aide réellement pas non plus à donner un véritable rythme et surtout à imposer ce volet à la hauteur des deux précédents. Entre les reprises de chansons de Britney Spears (Toxic), de George Michael (Freedom ! 90), on aurait aimé une plus grand richesse musicale et non des reprises manquant cruellement d’ambition.

    Entre des incohérences incongrues comme faire du personnage incarné par Rebel Wilson une experte en combats , réduire Hailee Steinfeld en potiche se demandant réellement ce qu’elle fait ici, les deux scénaristes semblent cruellement manquer d’idées au point de dresser une caricature guère plaisante de la France en affirmant notamment que « les français ne sont pas présentables » le film nous laisse un arrière mauvais goût guère plaisant. On en ressort déçu de voir des personnages que nous apprécions n’arrivant pas ici à retrouver tout le charme présent dans leurs précédentes aventures. En voulant transformer ce volet en vague parodie de films d’espionnage, les scénaristes s’écartent de l’ADN fonctionnel de la saga et nous livrent une histoire manquant cruellement d’idées originales et décevantes.

    La saga Pitch perfect 3 s’achève donc par une mauvaise note malgré une bande son réussie et des comédiennes que nous apprécions. Une nouvelle fois l’importance d’avoir un bon scénario se révèle être l’élément le plus important pour réussir un film et malheureusement ici il fait cruellement défaut. On ne pourra donc que vous conseiller si vous aimez les comédies musicales de vous précipiter voir The Greatest showman l’un des événements cinématographiques musicaux marquant de cette fin d’année aux USA..

    Vu le 27 décembre 2017 au Gaumont Disney Village, Salle 4,place A19 en VF

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