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Battle of the Sexes

  • Battle of the Sexes
    1972. La championne de tennis Billie Jean King remporte trois titres du Grand Chelem. Mais loin de se satisfaire de son palmarès, elle s'engage dans un combat pour que les femmes soient aussi respectées que les hommes sur les courts de tennis. C'est alors que l'ancien numéro un mondial Bobby Riggs, profondément misogyne et provocateur, met Billie Jean au défi de l'affronter en match simple…

Critique de Mulder

  • Les biopics réussis sont plutôt rares car nécessitent de retrouver l’essence même d’une époque mais aussi appréhender au mieux la psychologie des personnages qui ont existé et marqué par leurs actions une époque que cela soit dans les domaines politiques, économiques ou de divertissements. The Battle of the Sexes est non seulement un film féministe mais surtout le portrait d’une femme admirable qui changea à jamais la société américaine par sa volonté de montrer l’égalité entre les femmes et les hommes et surtout par un match simple devenu légendaire.

    Derrière la victoire de Billie Jean King contre Bobby Riggs dans le cadre d’un match de tennis, c’est toute la société américaine qui se retrouva changée non seulement avec le lancement du premier magazine féministe Ms mais aussi l’adoption du titre IX interdisant enfin toute discrimination de nature sexuelle dans les programmes d’éducation et surtout , la ratification par le Congrès du "Equal Rights Amendment", visant à garantir l’égalité des droits entre les sexes. Boibby Riggs changea à jamais également l’image de la femme dans le monde d’un des sports les plus suivis au monde.

    Regardé par quatre-vingt-dix millions de spectateurs, ce match mythique se trouve ici mis en avant dans la dernière partie du film et amené à la perfection par un scénario signé par Simon Beaufoy (Everest (2015), Hunger games, l’embrasement (2013)..). On suit donc avec une véritable attention le parcours de Billie Jean King grande joueuse de tennis que cela soit sur les terrains de tennis ou dans sa vie privée mouvementée. Les deux réalisateurs Valerie Faris et Jonathan Dayton (Elle s’appelle Ruby (2012), Little miss sunshine (2006)) réussissent à la perfection à redonner vie aux années 70 non seulement par leur mise en scène parfaitement en phase mais surtout par un casting intéressant dans lequel on retrouve également Andrea Riseborough (Marilyn Barnett), Sarah Silverman (Gladys Heldman), Bill Pullman (Jack Kramer), Alan Cumming (Cuthbert “Ted” Tinling), Elisabeth Shue (Priscilla Riggs).

    La musique du film occupe également une part importante et repose sur l’excellent compositeur Nicholas Britell qui a réussi à donner à chaque scène du film une véritable émotion. Après avoir composé notamment la musique des films Gimme the Lost (2012), The Big short : le casse du siècle (2015), Moonlight (2016), Free state of Jones (2016), il trouve ici une inspiration parfaite pour donner au film une certaine noblesse.

    Une nouvelle fois, le film doit beaucoup à son héroine principale Emma Stone qui continue à nous étonner par son choix très judicieux pour créer une filmographie riche et quasiment parfaite alternant films commerciaux et films indépendants. De SuperGrave (2007) à ce film, elle aura marqué sa présence récemment dans le pur chef d’œuvre La La Land (2017) mais aura pu s’entourer de grands réalisateurs (Tate Taylor, Marc Webb, Woody Alle, Gonzales Inarritu..) . Elle trouve ici dans son film un rôle mettant parfaitement en avant son jeu parfait et qui devrait lui valoir de nouveau une nomination aux Oscar comme meilleure actrice...

    Vu le 17 octobre 2017 à l’UGC Ciné-cité Les Halles, salle 01, en VO

     

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