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Happy Birthdead

  • Happy Birthdead
    Prisonnière d’une boucle temporelle, Tree, étudiante, revit sans cesse le jour de son meurtre. Une journée apparemment banale qui s’achève systématiquement par sa mort atroce. Finira-t-elle par découvrir l’identité de son tueur ?

Critique de Mulder

  • Le société de production Blumhouse Productions ne cesse de nous surprendre car loin d’enchainer uniquement des films d’horreur ou thrillers à petit budget, de simple séries B aussitôt vues qu’oubliées , elle préfère s’atteler à démontrer que l’on peut réaliser des film très réussis sans avoir forcément un budget faramineux et pléthore d’effets spéciaux. De leur première production The Darwin Awards (2006) à ce film, ils auront réussi à enchainer plusieurs hits de manière successive que cela soit la série des Paranormal activity, des Insidious, des American Nighmtare voire de films originaux et prestigieux comme The Bay de Barry Levinson (2012), The Lords of Salem de Rob Zombie (2013), The visit et Split de M. Night Shyamalan (2015-2016), The green inferno d’Eli roth (2015) et plus récemment les très réussis Get Out (2017) de Jordan Peele et The Belko Experiment (2017) de Greg McLean. Certes le dernier Amityville: The Awakening (2017) de Franck Khalfoun est assez décevant mais en général leur productions méritent toute notre attention.

    Après Paranormal Activity: The Marked Ones (2013), Manuel de survie à l'apocalypse zombie (2015), le nouveau film du réalisateur Christopher Landon réussit tout simplement à réinventer le slasher (films avec un tueur psychopathe indestructible) en y injectant le principe du time repetita qui a connu avec Un jour sans fin sa gloire et devenu un véritable genre en soi. Ce n’est donc pas un hasard si le film d’Harold Ramis est cité à la fin de celui-ci et même parodié. On pensera également à retour vers le futur dans lequel le héros se retrouve piégé dans le temps et se réveille à différentes périodes temporelles (ce concept donne même lieu à un private joke très réussi à la fin du film). La grande intelligence du scénario de Scott Lobdell est malgré le fait de nous refaire vivre la même journée de cette héroine prise malgré elle dans une boucle temporelle d’éviter les redites inutiles et surtout de proposer des plans différents constamment.

    Le concept des slashers a toujours su renconter son public et créer de véritables sagas. On pense notamment à celles d’Halloween, de Vendredi 13 et de Nightmare on Elm Street. Le scénario plutôt intelligemment troussé nous permet de rajouter à ce bestiaire de tueurs psychopathes le personnage de John Tombs, L’autre force indéniable de ce film est la présence dans le premier rôle féminin d’une clone de Britney Spears , Jessica Rothe. On l’avait découverte récemment dans l’excellent La La Land. Impossible de pas voir l’évolution dans ce film de jeune décervelée et d’une totale insouciance à une femme plus mature, sûre d’elle et surtout prête à réparer ses erreurs passées.

    Alors que l’on pouvait s’attendre à une série B traditionnelle et sans réelle surprise, Happy Birthdead se révèle tout simplement être l’une des meilleures comédies horrifiques. Jusqu’au dernier coup de théatre en fin du film, on se laisse surprendre, envouter et on suit sans aucun relâchement ce film qui devrait s’imposer aisément comme un classique du genre. Une nouvelle réussite indéniable pour Blumhouse Productions et dire qu’on attend avec impatience Glass, Spawn et Halloween est peu dire…

    Vu le 28 octobre 2017 à la Halle de la Villette lors du Comic-con Paris

     

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