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Jigsaw

  • Jigsaw
    Après une série de meurtres qui ressemblent étrangement à ceux de Jigsaw, le tueur au puzzle, la police se lance à la poursuite d'un homme mort depuis plus de dix ans. Un nouveau jeu vient de commencer... John Kramer est-il revenu d'entre les morts pour rappeler au monde qu'il faut sans cesse célébrer la vie, ou bien s'agit-il d'un piège tendu par un assassin qui poursuit d'autres ambitions ?

Critique de Mulder

  • La saga Saw débutée en 2004 a su trouver son public friand de films d’horreur violents et malsains. Jigsaw est donc le huitième volet et sept ans après le dernier volet en date, il tente de retrouver la formule à succès des premiers volets. Ainsi après James Wan (Saw), Darren Lynn Bousman (saw 2, 3 et 4), David Hacki (Saw 5), Kevin Greutert (Saw 6 et Saw 3D, chapitre final), c’est au tour des frères Sperig Michael et Peter de réaliser ce nouveau volet. Ces deux réalisateurs avaient su par leurs précédents films imposer un véritable esthétisme comme en témoignent le zombiesque Undead (2003) et les futuristes Daybreakers (2009) et Predestination (2014).Malheureusement ce nouveau volet n’apporte strictement rien de nouveau et repose sur une idée trop tarabiscotée pour être réellement probable.

    Annoncée comme mort dans le précédent volet, ce nouveau chapitre essaye tant bien que mal de semer le doute dans l’esprit des spectateurs et de nous faire croire au retour probable de ce génie du mal trouvant un véritable plaisir à inventer les pièges les plus macabre possibles. Certes l’idée de proposer pour Halloween un film d’horreur d’une saga plébiscitée par le public à défaut de la presse montrant ses côtés répétitifs et son manque d’ambition flagrant.

    Pourtant le film a de nombreux points réussis à commencer par son casting permettant de retrouver la comédienne Laura Vandervoort (Supergirl dans la série culte Smallville) mais aussi de retrouver le comédien Tobn Bell reprenant dans quelques courtes scènes son personnage de Jigsaw. De la même manière la musique de Charlie Clouser permet d’appuyer les scènes angoissantes du film et les nombreux effets horrifiques.

    Une nouvelle fois les nombreuses scènes de mise à mort sont variées et réussies et n’hésitent pas à un seul moment de recourir à une censure. Le sang coule à flot au détriment d’un scénario trop linéaire et manquant quant à lui cruellement de piquant. Alors que l’identité du véritable tueur ne sera révéler qu’à la fin du récit, la mise en scène des frères Spierig relève facilement la laideur des précédents volets et surtout apporte enfin à la saga un véritable esthétisme. On ne pourra donc mettre la faute de ce film de ne pas nous avoir totalement convaincu à une histoire trop simpliste.

    Vu le 01 novembre 2017 au Gaumont Disney Village, Salle 2 place A17 en VF

  • 2.5