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Mazinger Z

  • Mazinger Z
    Dix ans sont passés depuis que Kôji Kabuto (Alcor), aux commandes du super robot Mazinger Z, créé par son grand-père, a ramené la paix en combattant l’Empire des Ténèbres et le maléfique Dr Hell. Aujourd’hui, Kôji Kabuto n’est plus pilote, il a pris le chemin de son père et grand-père en devenant scientifique. A l’occasion de ses recherches, il découvre une structure gigantesque profondément enterrée sous le mont Fuji. Il détecte de mystérieux signes de vie. Il s’en suit de nouvelles rencontres, de nouvelles menaces et bientôt, un nouveau destin pour l’humanité. Kôji Kabuto doit prendre une décision pour l’avenir : Dieu ou Démon, il lui faut choisir. Une nouvelle fois, c’est à MAZINGER Z que revient la lourde charge de sauver le monde.

Critique de Mulder

  • Découvrir le film Mazinger Z de Junji Shimizu revient à plonger dans son enfance pour la génération Goldorak à laquelle je me rattache. L’œuvre du visionnaire autour de manga No Nagai a marqué à jamais tout un public de passionnés de manga, de robots géants et d’extraterrestres hostiles et belliqueux. Pour mieux appréhender ce film, il convient de revenir à la création de cet univers qui trouve sa source dans une série japonaise créée par Go Nagai et diffusée sur la chaine japonaise Fuji TV de décembre 1972 à septembre 1974. La série connut un grand succès au Japon et se constitue de quatre-vingt-douze épisodes dont uniquement vingt-quatre furent diffusés en France sur la chaine M6 en 1988. On remarquera que le héros principal de cette série Kôji Kabuto (Alcor) apparait aussi dans la série culte Goldorak dont on espère voir un jour une adaptation cinématographique.

    La sortie de ce film de Junji Shimizu (One piece) sur un scénario de Takahiro Ozawa (Tokyo Toy Box) coïncide avec les quarante-cinq ans de la création de Mazinger Z. On notera aussi l’apport de Takayuki Yanase (Ghost in the Shell : Stand Alone Complex) pour le mecha design. Il en ressort un film d’animation réussi aux nombreuses scènes de combats gigantesques et lointain ancêtre de ces méchas de Pacific Rim. Alors que les mangas actuellement ont tendance à trouver difficilement leur public en France hormis pour les créations magnifiques du studio Ghibli. Certes l’animation ici n’arrive pas à concurrencer celle des grands studios US comme ceux de Walt Disney Animation Studios, Pixar, Blue Sky Studios Inc, Dreamworks Animation mais réussit pourtant à gagner notre intérêt par son excellent scénario aux multiples rebondissements. Alternant moments intimistes et scènes de combats imposants, Mazinger Z trouve facilement son rythme et plaira autant à un jeune public qu’à un public adulte retrouvant ainsi leur âme d’enfants et d’excellents souvenirs passés à suivre les aventures de Goldorak.

    Certes le film Mazinge Z n’est pas parfait et son animation semble par moment désuète face à l’utilisation massive de l’animation assistée par ordinateur. Ce choix risqué mais audacieux de réaliser un film à l’ancienne semble en partie lié au fait de rattacher ce film à la série animée homonyme. L’intelligence de ce film d’animation est surtout de réhabiliter l’auteur Go Nagai comme le créateur de ces robots géants contrôlés par des humains. Cette idée fut même reprise dans de nombreuses autres séries et films.

    Une nouvelle fois on ne peut que vous encourager à découvrir ce film dans sa version originale et de vous laisser immerger dans un univers passionnant dans lequel le passage à l’âge adulte trouve tout son sens. De la même manière il est intéressant de voir comment le cinéma américain et japonais diffère et à quel point ce dernier présente une réelle maturité en termes d’animation. Après avoir découvert ce film, on n’a plus qu’une seule envie qui est de voir enfin un film dédié à Goldorak que celui-ci soit sous forme animée ou dans une version live. Un rêve qui restera peut-être à jamais un simple songe…

    Vu le 30 octobre 2017 à l’UGC Ciné-cité Les Halles, salle 10, en VO

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