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Thor : Ragnarok

  • Thor : Ragnarok
    Privé de son puissant marteau, Thor est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l’univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d’empêcher l’impitoyable Hela d’accomplir le Ragnarök – la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne. Mais pour y parvenir, il va d’abord devoir mener un combat titanesque de gladiateurs contre celui qui était autrefois son allié au sein des Avengers : l’incroyable Hulk…

Critique de Mulder

  • Thor Ragnarok est le troisième volet consacré au personnage créé par l’éditeur Stan Lee, le dessinateur Jack Kirby et le scénariste Larry Lieber en 1962 dans le comic Book Journey Into Mystery #83. Inspiré de la mythologie nordique, il est l’un des membres fondateurs des Avengers et est apparu également dans Avengers (2012), Avengers : L'Ère d'Ultron (2015) et brièvement dans le film Doctor Strange (2016). en fin de générique. Après un premier film réalisé par Kenneth Branagh (2011) mettant en place son univers Asgardien et ses rapports avec son demi-frère Loki (Tom Hiddleston) , son père Odin (Anthony Hopkins) et sa conquête humaine Jane Foster (Natalie Portman), un second réalisé par Alan Taylor Thor : Le Monde des ténèbres (2013) nettement plus violent et le confrontant à un ennemi surpuissant, Malekith (Christopher Eccleston), nous découvrons enfin la suite de ses aventures. Il faut reconnaitre que l’excellente idée de prendre un réalisateur issu du monde de la télévision américaine (Flight of the Conchords, Super City, Les Boloss : Loser attitude) et n’ayant réalisé pour le moment que deux films indépendants en Nouvelle Zélande (Boy (2010) et Vampires en toute intimité (2014)) est un choix audacieux qui apporte un véritable changement de ton à l’univers de Thor trop souvent associé à un monde shakespearien fait de trahisons diverses et de prises de pouvoir par la force. Les différentes querelles entre Thor et son demi-frère Loki continuent de nouveau dans ce troisième volet mais s’orientent plutôt vers la volonté d’apporter un véritable air frais à la saga.

    Alors que les deux premiers volets se passaient pratiquement exclusivement sur la terre, ce troisième volet préfère déplacer l’action principale du film sur la planète Sakaar dans laquelle une arène est l’attractions préférée des habitants et met en scène des combats homériques entre différents extraterrestres retenus prisonniers malgré eux et dans lequel Hulk apparait comme le héros indétrônable de ces gladiateurs modernes. Comme dans les précédents volets, le scénario parfaitement maitrisé propose non seulement un ennemi surpuissant campé ici par la comédienne Cate Blanchette (Hela) mais surtout propose de nombreux nouveaux personnages tels notamment le Grand Maitre (excellent Jeff Goldblum), Skurge (Karl Urban), Valkyrie (Tessa Thompson).

    De la même manière que le film Captain America Civil ne se contentait pas de nous narrer une nouvelle aventure de captain America mais plutôt de nous proposer un nouveau Avengers en introduisant notamment le personnage de Spider-man, ce film rassemble Thor et Hulk et le temps d’une scène Doctor Strange dans un film d’action d’une efficacité redoutable parsemée de nombreuses scènes humoristiques plutôt assez absentes de l’univers dédié à Thor. Les nombreuses scènes d’action qui jalonnent le film montrent une nouvelle fois que le réalisateur tout en restant fidèle à l’univers cinématographique Marvel arrive pourtant à y insérer une véritable dose d’humour liée au personnage de Thor et surtout à sa confrontation avec Hulk et les autres personnages du film. On appréciera également le caméo d’un comédien que nous apprécions fortement et qui semble prendre un véritable plaisir à incarner le temps d’une scène un des personnages phare de la saga Thor (nous n’en dirons pas plus pour vous réserver l’effet de surprise).

    L’originalité de Thor Ragnarok semble nettement naitre ainsi de l’inadaptation de ces personnages entre l’opposition classique entre Bruce Banner et Hulk, celle de Thor qui après avoir perdu son Mjöllnir, capturé et lâché dans un monde qu’il ne connait pas, se retrouve également face au personnage de Vakylrie qui on s’en doute lui fera oublier sa séparation avec Jane Foster.Les nombreuses scènes avec Le grand maitre renforcent cette idée selon laquelle le réalisateur tente de renouveler avec panache un univers trop shakespearien et trop sérieux pour totalement nous convaincre. Dans sa volonté de toujours donner plus aux spectateurs, Thor Ragnarok trouve le parfait équilibre entre film de science-fiction, film d’action et adaptation de comics liés aussi bien à Hulk qu’à Thor. Le casting permet également de mettre en valeur de nombreux comédiens des précédents volts comme Dame Sif et Volstagg. On appréciera également l’apparition de Sam Neil et du réalisateur le temps d’une courte scène.

    Le véritable plaisir à suivre ce film vient également du fait que le personnage de Hulk a enfin un rôle à sa démesure après avoir été uniquement un simple second rôle dans les deux premiers Avengers. Loin de la version de Ang Lee (2003) et la version de Louis Leterrier (2008), on retrouve enfin un personnage ronchon qui semble prendre plaisir à se battre en permanence et à être enfin aimé et adulé en tant que véritable vedette d’une arène moderne. Les meilleures scènes avec ce personnage n’étant pas dans la bande annonce la surprise est donc totale et on espère donc pouvoir avoir enfin prochainement un film dédié uniquement à son univers tel son potentiel est simplement impressionnant.

    On ressent aisément le plaisir pris par le réalisateur à donner vie à ces personnages forts de l’univers cinématographique Marvel et en attendant Black panther en février et Avengers Infinity Wars en avril prochain on ne peut que vous conseiller ce film drôle, efficace et mené de main de maitre

    Vu le 13 octobre 17 2017 au Publicis Cinémas, Salle 1, en VO

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