Logo
Accueil > Reviews > We blew it

We blew it

  • We blew it
    Comment l’Amérique est-elle passée d’Easy Rider à Donald Trump ? Que sont devenus les rêves et les utopies des années 60 et 70 ? Qu’en pensent, aujourd’hui, ceux qui ont vécu cet âge d’or ? Ont-ils vraiment tout foutu en l’air ?

Critique de Mulder

  • Le festival du cinéma américain de Deauville est notre festival français préféré car loin de ce défilé incessant de vedettes maintenant signes caractéristiques de celui de Cannes. Celui-ci reste un festival fait par de véritables passionnés de cinéma et surtout un endroit parfait pour découvrir d’excellents film documentaires, de nouveaux réalisateurs loin du strass et autres paillettes enlevant tout le charme à un illustre festival de plus en plus décevant.

    Ce documentaire certes trop long et au plan final qui s’éternise inutilement mérite pourtant un détour même si son montage aurait pu aller directement à l’essentiel et donc se rallier à une durée classique liée à tout bon documentaire soit une bonne heure et demie. Il reste un documentaire intéressant fait par un véritable passionné des Etats-Unis de la période des années 60 et 70. En revenant aux sources du cinéma américain et à une période contrastée, le réalisateur essaye de nous montrer en quoi la société américaine court à sa perte et comment elle est passée d’une époque riche en découvertes (rattachée au film culte Easy rider à celle actuelle marquée par un président américain digne des guignols de l’info (Donald Trump) et à un Hollywood qui enfin se réveille suite au dossier Harvey Weinstein montrant que ceux qui tiennent les rènes de l’industrie du cinéma se révèlent aussi néfastes et dangereux.

    On n’ a pourtant pas à aller aussi loin pour voir les méthodes d’un certain Cartel souhaitant être partout, s’entourant que de personnes dévouées à sa cause et imposant même son diktat à certains clients. Cette méthode que nous n’approuvons pas n’est ni à l’honneur de ce Cartel ni à celui des clients qui leur adresse une confiance aveugle. Le réveil à Hollywood fut long, on espère que celui en France se fera plus rapidement. C’est la liberté d’expression aussi maltraitée dans ce film qui est en jeu et on se fera toujours un plaisir d’être un média indépendant pouvant nous exprimer et ce depuis plus de quinze années. Maintenant que nous avons une équipe nettement plus présente aux Etats-Unis qu’à Paris, on a enfin notre propre autonomie et un public de plus en plus grandissant pour reconnaitre notre travail et nous encourager.Ce film est l’exemple parfait de ce que devrait être un monde sain et ouvert à la culture et à l’intégration..

    En posant la question de ce que sont devenus les rêves et les utopies des années 60 et 70 ce film nous touche par sa liberté et par le grand soin apporté pour nous donner une vision de la véritable société américaine. A travers de nombreuses interviews de réalisateurs ayant marqué l’histoire du cinéma tel Michael Mann, Peter Bodganovich, Tobe Hooper et Paul Schrader.. On ressort certes épuisé par la durée trop longue de ce film documentaire mais enrichi d’une véritable ouverture d’esprit. On vous encourage donc à votre tour à découvrir ce film documentaire le 8 novembre prochain.

    Vu le 7 septembre 2017 au Casino Cinema (Deauville), en VO

  • 3.5