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The music of Silence

  • The music of Silence
    Amos Bardi a reçu un don à la naissance – une voix divine qui lui permet de chanter à merveille – mais il a aussi de très graves problèmes de vue qui le rendent presque aveugle. Malgré de nombreuses opérations, il est contraint de quitter très jeune sa famille pour un institut spécialisé où il va apprendre le braille. Il perd totalement la vue après un coup violent reçu à la tête. Bien que le mauvais sort semble alors s’acharner sur lui, Amos ne renonce jamais. Devenu jeune homme, il se met au piano et commence même à chanter dans un club. Quand Amos se fait remarquer après qu’un grand ténor a accepté de lui donner des cours, les portes du succès semblent enfin lui être grandes ouvertes.

Critique de Mulder

  • Dans le cadre du festival du cinéma américain de Deauville nous avons pu découvrir longtemps avant sa sortie au cinéma le nouveau film de Michael Radford (Sur la route de Nairobi (1987), Le marchand de Venise (2004), Le casse du siècle (2007)..) consacré à Andrea Bocelli (renommé curieusement ici Amos Bardi). On assiste donc de sa naissance et son grand premier concert à ce qui deviendra l’un des plus grands chanteurs mondiaux capable de remplir des stades. Ce biopic basé sur des faits réels n’innove en rien et aligne péniblement les nombreuses scènes et numéros musicaux et donne dans la seconde partie du film un second rôle intéressant de professeur de musique au comédien Antonio Banderas.

    The music of silence aurait pu s’imposer par la teneur de son sujet comme un bopic passionnant d’un enfant devenu adulte mais possédant une voix parfaite pour chanter. De ses nombreuses opérations à son apprentissage à se débrouiller sans pouvoir voir, à apprendre le braille pour pouvoir continuer à s’instruire le film aurait pu s’imposer par son sujet comme un des films événements du festival du cinéma américain de Deauville. Pourtant il faut reconnaitre que nous nous ennuyons assez durant ces pratiquement deux heures de vie d’un artiste apprenant à s’imposer par sa voix magnifique et surtout à tomber amoureux malgré son handicap.

    Ainsi après une heure totalement ennuyante, l’arrivée du comédien Antonio Banderas donne enfin à ce film une valeur ajoutée indéniable même si le potentiel sous-jacent de cette histoire reste trop lent et ennuyeux pour qu’on s’y plonge totalement. Certes réussir un bon biopic nécessite non seulement un excellent scénario mais surtout une interprétation remarquable à l’image du film Les heures sombres de Joe wright.

    Basé sur une semi autobiographie écrite par Andrea Bocelli dans lequel il raconte son enfance, le réalisateur semble vouloir trop coller au roman et oublier que le cinéma se doit de ne pas être un simple montage de scènes telles des pages d’un livre qui se tournent. Il faut donner une véritable âme à celui-ci et surtout trouver une manière de proposer quelque chose de différent et non un biopic maintes fois raconté. Ce manque d’audace et d’originalité fait que The Music of silence est une des déceptions de ce festival…

    Vu le 6 septembre 2017 au Centre International de Deauville, en VO

     

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