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Katie Says goodbye

  • Katie Says goodbye
    Katie, jeune femme du sud ouest américain rêve d'une nouvelle vie à San Francisco.  Elle vit ses premiers amours et se révèle d’une honnêteté désarmante. Son empathie compulsive envers les autres fait d’elle une proie facile. Sa ténacité et sa jeunesse seront mis à l'épreuve par ceux qu'elle aime le plus au monde

Critique de Mulder

  • Nous avons pu découvrir fin aout 2017 dans d’excellentes conditions le premier film Wayne Roberts Katie Says Goodbye qui augure non seulement à son scénariste et réalisateur un avenir très prometteur mais surtout impose Olivia Cooke définitivement comme l’une des plus prometteuses jeunes comédiennes actuelles. Alors que le cinéma hollywoodien s’est transformé peu à peu en des produits marketing alternant certes d’excellents résultats mais souvent des déceptions ( surtout trop simplistes et manquants cruellement d’ambition).

    Le cinéma américain indépendant ne cherche pas forcément à séduire les spectateurs mais à raconter des histoires simples et profondément humaines. Katie says goodbye l’un de nos gros coups de cœur du festival du cinéma américain de Deauville 2017 nous raconte ainsi l’histoire d’une jeune femme qui rêve de voyager et notamment de partir pour San Francisco et de quitter son job de serveuse dans une ville désertique des Etats-Unis (le sud-ouest américain). Pour récolter un maximum d’argent rapidement, elle est réduit au point de se prostituer et de coucher avec des hommes sans s’attacher réellement (un père de famille, un flic, un routier). Lorsque sa route va la faire croiser celle d’un garagiste qui a fait de la prison, les choses vont se compliquer et surtout l’amener à revoir ses priorités.

    La grande qualité de Katie says goodbye est de créer une véritable ambiance et surtout de donner à son personnage principal féminin une véritable aura. Olivia Cooke (The Signal (2014), Ouija (2014), Goem le tueur de Londres (2015) et surtout Ready player one (2018)) donne à son personnage une beauté et une fragilité certaine. Cette femme-enfant partagée entre son rêve et une mère guère attentionnée et des personnes pas toujours très recommandables découvrira l’horreur de l’âme humaine durant une scène se déroulant dans une voiture d’une violence inouïe. On appréciera aussi l’excellent casting dans lequel on retrouve avec plaisir les comédiens Christopher Abbott (Bruno), Mary Steenburgen (Maybelle), James Belushi (Bear).

    Le réalisateur Wayne Roberts s’impose ainsi dès son premier film comme un réalisateur trouvant le parfait équilibre entre une intrigue tortueuse et des personnages profondément humains et pour la plupart blessés et incapables de réellement s’exprimer comme ces amants maudits Katie et Bruno. Leur force et fragilité nous touchent et donnent à ce film une véritable noblesse. Dire qu’on attend avec impatience le prochain film de Wayne Roberts avec dans le rôle principal Johnny Depp est une évidence innée.

    Vu le 29 aout 2017 au siège de l’agence de communication Darkstar , en VO

     

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