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La promesse

  • La promesse
    1914,  la Grande Guerre menace d’éclater tandis que s’effondre le puissant Empire Ottoman. À Constantinople, Michael, jeune étudiant en médecine arménien et Chris, reporter photographe américain, se disputent les faveurs de la belle Ana. Tandis que l’Empire s’en prend violemment aux minorités ethniques sur son territoire, ils doivent unir leurs forces pour tenir une seule promesse : survivre et témoigner.

Critique de Mulder

  • Parmis les nombreux films découverts dans le cadre du festival du cinéma américain de Deauville, le nouveau film de Terry George fut l’un de nos préférés. Ainsi après Hotel Rwand (2004), Reservation Road (2008), le troisème film de Terry George est de loin son plus réussi et marquant. Cette véritable fresque nous ramène pendant la première guerre mondiale et à l’effondrement de l’Empire Ottoman. Ce film permet surtout de témoigner des nombreuses atrocités subies par le peuple arménien. Derrière le triangle amoureux qui se dessinent entre Michael (Oscar Isaac) un jeune étudiant en médecine, Chris un grand reporter photographe américain (magnifique Christian Bale) et la belle Ana (Charlotte Le bon, parfaite).c’est tout un pays qui s’effondre avec de nombreux innocents massacrés.

    La promesse retrouve le souffle épique des grands films d’aventure et aborde de manière très sensible le génocide arménien comme d’autres films l’ont déjà fait précédemment comme America America, Mayrig et The Cut. Le réalisateur très inspiré réussit ainsi à mixer le film romantique avec celui d’aventure et surtout bénéficie d’un excellent casting et d’un scénario propice à de nombreux rebondissements. On suit donc avec un véritable intérêt cette histoire forte n’hésitant pas à montrer la cruauté de certains humains envers leurs semblables..

    Porté par l’excellente création originale du compositeur Gabriel Yared (Le patient anglais (1996), Retour à Cold Mountain (2003), Troie (2004), Juste la fin du monde (2015) et prochainement The Death and Life of John F. Donovan (2018)), La promesse s’impose comme l’un des belles surprises de cette année et surtout permet de condamner sans rappel l’attitude de certaines autorités envers le peuple arménien.

    Vu le 4 septembre 2017 au Centre International de Deauville, en VO

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