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Le chateau de verre

  • Le chateau de verre
    Jeannette Walls, chroniqueuse mondaine à New-York, a tout pour réussir et personne ne peut imaginer quelle fut son enfance. Elevée par un père charismatique, inventeur loufoque qui promet à ses enfants de leur construire un château de verre mais qui reste hanté par ses propres démons, et une mère artiste fantasque et irresponsable, elle a dû, depuis son plus jeune âge, prendre en charge ses frères et sœurs pour permettre à sa famille dysfonctionnelle de ne pas se perdre totalement. Sillonnant le pays, poursuivis par les créanciers, et refusant de scolariser leurs enfants, les Walls ont tout de même vécu une vie empreinte de poésie et de rêve, qui a laissé des marques indélébiles mais qui a créé des liens impossibles à renier.

Critique de Mulder

  • AAprès I am not a Hipster (2012) et Short Term 13 (2013) on attendait avec impatience le troisième film du réalisateur et scénariste Destin Daniel Cretton. Pour l’occasion, il retrouve la comédienne Brie Larson (The spectacular now (2013), Room (2015), Kong: Skull Island 2017)) qu’il avait dirigé dans son excellent second film. On comprend aisément que la thématique de l’enfance est l’une de ses préférées et il a pu ainsi trouver dans le livre homonyme de la chroniqueuse mondaine Jeannette Walls qui retraçait son parcours. Ecrit et réalisé par Destin Daniel Cretton Le château de verre a été présenté dans le cadre des Premières du festival du cinéma américain de Deauville.

    Mélangeant scènes du passé et du présent, la structure du récit nous présente donc l’enfance de Jeannette Walls de ses liens avec des parents atypiques, entre un père inventeur alcoolique et une mère artiste et peintre et avec ses frères et sœurs. Ses parents passaient d’un lieu à un autre en refusant tout attachement et surtout de scolariser leurs enfants pour éviter de les faire rentrer dans un moule traditionnel leur coupant leur inspiration. Malheureusement les problèmes d’alcools de son père l’a rendu violent et tyrannique envers sa famille l’empêchant ainsi que ses frères et sœurs de s’épanouir.

    Certains pourraient comparer ce film avec celui de Matt Ross Captain Fantastic mais la sensibilité et l’approche du second diffèrent aisément de celui-ci du point du vue de l’approche des personnages. Certes les deux films abordent l’éducation et les liens familiaux mais l’angle adopté n’est pas le même. De la même manière cependant les deux films reposent sur des interprétations fortes des comédiens principaux. On retrouve ici dans d’excellents rôles Brie Larson (toujours aussi excellente) et surtout Wood Harrelson et Naomi Watts dans le rôle des parents atypiques.

    Alors que le cinéma hollywoodien à tendance à vouloir harmoniser et répondre à des modèles préétablis, Le château de verre s’impose aisément comme un film profondément humain et attachant. On en ressort les larmes aux yeux et avec l’envie de vivre réellement chaque moment de sa vie à venir. En cela le réalisateur Destin Daniel Cretton malgré une critique américaine guère favorable signe un film à découvrir en salles qui mérite réellement notre attention.

    Vu le 9 septembre 2017 au Morny club (Deauville), en VO

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