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Kingsman Le Cercle d'or

  • Kingsman Le Cercle d'or
    KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costume trois pièces, fait face à une menace sans précédent. Alors qu’une bombe s’abat et détruit leur quartier général, les agents font la découverte d’une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis. Face à cet ultime danger, les deux services d’élite n’auront d’autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.

Critique de Mulder

  • Sorti au cinéma en février 2015, le premier volet de la saga Kingsman , Kingsman : Service Secrets avait rencontré un véritable succès mais également convaincu la presse internationale. Il était donc logique qu’un second volet voit le jour qui permet de retrouver certains personnages de celui-ci. On retrouve donc à la réalisation Matthew Vaughn mais également celui-ci et Jane Goldman au scénario. De la même manière, les personnages de Merlin (Mark Strong), Eggsy (Taron Egerton), Roxanne Morton (Sophie Cookson), La princesse Tilde (Hannah Alström) mais aussi Harry Hart (Colin Firth) laissé pour mort dans le premier volet font leur retour.

    La plupart des suites ont tendance uniquement à chercher à proposer un décalque du premier film mais en injectant un côté spectaculaire encore plus important et surtout en cherchant à fructifier au possible le succès de celui-ci tout en développant la psychologie des personnages. Dans ce sens, Kingsman : Le cercle d’or rempli aisément ses fonctions et a pour principale fonction de nous divertir et de proposer un film d’espionnage avec de multiples scènes d’action parsemant le récit et amenant aux spectateurs la dose d’adrénaline que ceux-ci sont venus chercher.

    Dès la scène d’ouverture, on retrouve Eggsy Unwin qui doit continuer à sauver le monde suite à la disparition de son mentor et se retrouve pris en chasse par un ancien agent Kingsman désavoué (Charlie Hesketh) et plusieurs véhicules. Réussissant à sauver sa vie après une longue course poursuite dans Londres, il verra se faire tuer la totalité des agents Kingsman. La seule échappatoire face à une dangereuse organisation est de partir aux Etats-Unis avec son fidèle compagnon Merlin afin de rencontrer l’agence des services secrets américains plus connus sous le nom de Statesman dans le Kentucky. Sur place il retrouvera son mentor qu’il croyait mort et qui souffre d’amnésie…

    Le scénario plutôt astucieux de Matthew Vaughn et Jane Goldman jongle ainsi aisément avec les codes des films d’espionnage mais incorpore également ici plusieurs éléments de science-fiction comme ces deux cerbères robotisés qui servent de garde rapprochée à cette dangereuse terroriste Poppy (Julianne Moore parfaite en méchante digne des meilleures de la sage James Bond) et ce virus déclenché par celle-ci qui atteint une grande majorité de personnes. Comment ne pas voir aussi dans ce film à travers différentes scènes une certaine forme d’hommage à des films d’action comme par exemple Desperado de Robert Rodriguez, Terminator de James Cameron et autres films des années 80 et 90 qui ont surement inspiré les deux scénaristes pour nous livrer une suite réussie et distrayante.

    La confrontation entre la culture et les manières anglaises et américaines représentées par ces deux agences est au centre du récit et nous permet de découvrir d’excellentes scènes de comédies et d’action tout au long du récit. Certes l’originalité du premier volet n’est pas aussi présente qui se contente d’appliquer avec succès l’univers créé par le premier film mais accorde une place importante à la psychologie des personnes. On retrouve ainsi plusieurs personnages dans ce second volet comme Halle Berry (Ginger Ale), Channing Tatum (L'agent Tequila), Pedro Pascal (Agent Whisky), Jeff Bridges (L'agent Champagne) mais aussi Elton John dans son propre rôle et dont la présence est parfaitement utilisée et égaye le film de deux de ces chansons (Saturday Night’s Arlright (for Fighting) et Jack Rabbit). En otage obligé de jouer des morceaux choisis par Poppy, il réussit chacune de ses courtes apparitions et semble avoir une véritable connexion avec le réalisateur à l’écran.

    Certes on pourra reprocher au film d’être trop parfaitement calibré et mécanique et de ne prendre aucune risque ni remettre en questions les principes du premier volet. Pourtant, cela serait ne pas reconnaitre les qualités de conteur de Matthew Vaughn qui prend un véritable plaisir à retrouver ses personnages principaux et les plonger en plein chaos aussi bien dans un téléphérique à la montagne que dans une base perdue au Cambodge. Kingsman : le cercle d’or retrouve toute la puissance des meilleurs James Bond et nous permet de passer un excellent moment.

    Cette suite permet de retrouver Henry Jackman et Matthew Margeson en qualité de compositeurs de la musique de ce film. Leurs nouvelles créations donnent au récit toute sa force et nous montre une nouvelle fois une véritable osmose entre ces deux artistes et le réalisateur. La musique occupe une place importante et renforce le climat des nombreuses scènes spectaculaires voire plus intimistes.

    Kingsman :le cercle d’or se révèle donc être une suite réussie que nous conseillons de découvrir en version IMAX car un grand film d’espionnage comme celui-ci mérite un écran digne de ce nom pour apprécier chacune de ses scènes de la meilleur manière possible.

    Vu le 22 septembre 2017 au Pathe La villette, Salle 8, en VO

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